Jeudi dernier, l’Assemblée générale des Nations unies s’est félicitée de la mise en place du Fonds des Nations unies pour la sécurité routière, alors que les accidents de la route constituent la principale cause de décès et de traumatismes à l’échelle mondiale.

Dans son intervention, la vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, a indiqué que  «les accidents de la route tuent chaque année dans le monde plus de 1,3 million de personnes et font jusqu’à 50 millions de blessés», 90 % des victimes étant originaires de pays en développement,  et s’est dit également préoccupée par le fait que les accidents de la circulation sont la principale cause de décès chez les enfants et les jeunes âgés de 15 à 29 ans. Dans la résolution, intitulée «Amélioration de la sécurité routière mondiale», qui a été adoptée par consensus, l’Assemblée générale souligne que le Fonds d’affectation spéciale pour la sécurité routière ainsi créé est destiné à appuyer l’action menée en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) liés à la sécurité routière et aux autres cibles mondiales en la matière, et engage tous les acteurs de la sécurité routière à y contribuer. Au micro d’ONU Info, Jean Todt, l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la sécurité routière, s’est, pour sa part,  réjoui de la création du Fonds qui permettra de répondre à la véritable pandémie que représente la mortalité sur les routes, en particulier dans les pays en développement, où plus de 40% des victimes sont des piétons alors que les autres usagers vulnérables, notamment ceux utilisant des deux-roues, paient un lourd tribut. Jean Todt, qui préside également la Fédération internationale automobile (FIA) a indiqué que le Fonds des Nations unies pour la sécurité routière pourrait, dans un premier temps, être doté d’environ 700 millions de dollars fournis par des donateurs publics et privés. Trois entités privées ont d’ores et déjà  annoncé leurs contributions.
Après le discours de la vice-Secrétaire générale de l’ONU, prononcé du haut de la tribune de l’Assemblée, près d’une vingtaine de porte-parole des délégations présentes ont pris la parole pour présenter la situation de la sécurité routière dans leur pays. Nombre d’entre eux ont mis l’accent sur la troisième conférence mondiale sur la sécurité routière qui aura lieu en Suède en 2020. Ils ont fait valoir que la création du Fonds des Nations unies pour la sécurité routière va permettre de soutenir la mise en œuvre du Plan mondial pour la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020 et les Objectifs de développement durable en rapport avec la sécurité routière.