Le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), Mustpha Khiati, a affirmé hier que «si l’Algérie arrive à stabiliser le nombre de sujets atteints par le corona virus jusqu’à la première semaine du mois d’avril, elle aura ainsi pu éviter la propagation dangereuse de ce virus».
Ce virus, a-t-il expliqué, «n’est plus actif dès son exposition aux rayons du soleil pendant 10 ou 15 minutes». Contacté par nos soins, le professeur Mustapha Khiati a souligné que pour l’instant «il n’y a pas de réel danger si l’on se tient au fait que les premiers cas ont été enregistrés les 21 et 22 février, nous sommes maintenant au 10 mars avec seulement une vingtaine de cas», a-t-il noté. «Je pense que le facteur positif dans cette situation est celui du climat. Il est vrai que nous n’avons pas eu de pluies mais cette chaleur agit positivement sur le virus et sa propagation dans le sens ou ce virus meurt face aux rayons du soleil après une exposition de 10 ou 15 minutes».
Comment l’effet de la chaleur peut être possible alors que certains pays de la rive sud de la planète, comme l’Iran et les Emirats arabes unis, ont connu un nombre de cas considérable ? Le président de la Forem répond en relevant que «pour l’Iran, c’est un pays froid qui se trouve en Asie et détient des liens étroits avec la Chine, premier foyer du virus.
Pour ce qui est des Emirats arabes unis, il faut savoir que c’est un pays qui fait l’objet d’un trafic aérien intense sans compter qu’il abrite environ 8 millions d’étrangers», a-t-il ajouté.
«En Algérie, il y a eu pratiquement une seule source du virus à travers un émigré qui est venu avec sa fille. Les choses ont été maîtrisées assez vite. Il ne faut pas oublier que dans un pays comme l’Italie et même dans d’autres pays européens, il y entre 200 et 300 nouveaux cas enregistrés par jour», soutient-il. Tout en considérant l’importance du facteur lié à la chaleur, les virus de la grippe sont généralement actifs durant l’automne et le printemps, Mustapha Khiati insiste aussi sur l’importance des mesures de préventions pour lutter contre le virus. Dans ce sillage, il évoque notamment «les analyses médicales, la propreté ainsi que la mise en quarantaine des cas suspects et ceux qui s’avèrent malades». n