S’exprimant jeudi dernier devant la Commission des finances et du budget de  l’Assemblée populaire nationale (APN), le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a réitéré l’attachement des pouvoirs publics au maintien de la règle 51/49 régissant les  investissements étrangers en Algérie dans le projet de loi sur les hydrocarbures, qui est en cours d’élaboration.

Il a assuré aussi que l’objectif de ce texte de loi était de lever les obstacles entravant l’investissement local et étranger et de capter davantage d’investisseurs. Ce qui, en clair, suppose d’accorder plus de souplesse dans l’arsenal juridique algérien en direction des majors internationaux des hydrocarbures. Ce qui signifie également que, bien que le secteur des hydrocarbures soit considéré comme étant stratégique et de souveraineté nationale, le privé national aura le droit d’y être associé à travers l’investissement dans l’exploitation du pétrole et du gaz. Le gouvernement Ouyahia s’est également accordé un répit en ce qui concerne l’exploitation des ressources d’énergies non conventionnelles. En effet, l’exploitation du gaz de schiste ne sera effective que dans une dizaine d’années, a déclaré le ministre à ce propos. Tout ce qui a été fait à ce jour en matière de gaz de schiste entre dans le cadre de l’évaluation des réserves nationales et aucun projet d’exploitation n’a été lancé, a affirmé le ministre. L’exploitation ne pourrait pas commencer avant une dizaine d’années, a-t-il précisé. Mustapha Guitouni a été auditionné jeudi dernier par la Commission des finances et du budget de l’APN dans le cadre de l’examen du projet de loi portant règlement budgétaire de 2015. Il en ressort que le volume de production des hydrocarbures commercialisés s’est stabilisé en 2015 autour de 155 millions de tonnes d’équivalent pétrole (tep). Quant au budget de fonctionnement, il était de 47 milliards DA, dont des crédits pour le subventionnement du prix de dessalement d’eau de mer (près de 37,6 milliards DA), dont 42,4 milliards avaient été consommés (90%). Les exportations s’élevaient à 33,1 milliards de dollars en 2015 contre 59,2 milliards de dollars en 2014 soit une baisse de 43%, imputable à la chute des prix du pétrole qui ont atteint une moyenne de 53 USD/baril en 2015 contre 99 USD/baril en 2014 (soit une baisse de 47%). <