Ça y est c’est officiel ! Le président du Comité olympique algérien, Mustapha Berraf, a annoncé, lors de l’assemblée générale ordinaire de l’Association des comités internationaux olympiques, qu’il se portera candidat au «poste de président de l’Acnoa», dont les élections sont prévues en novembre prochain à Tokyo (Japon).

Par ailleurs, l’un de ses plus dangereux rivaux, à savoir l’Ivoirien Lassana Palenfo, a révélé, mardi dernier lors des travaux de l’AG extraordinaire présidée par M. Berraf (vice-président de l’instance africaine) à Alger, sa démission de la présidence de l’instance sportive africaine. Palenfo a affirmé qu’il ne présentera pas sa candidature lors de la prochaine assemblée générale élective.
Ce qui ouvre bien la porte à Berraf pour lui succéder en attendant la décision d’engagement ou mon du Camerounais Kalkaba Malboum, candidat aux élections de mai 2017.
Un scrutin duquel il a été disqualifié pour violation du code éthique, avant d’être blanchi par le Tribunal arbitral du sport (TAS) il y a deux mois. En d’autres termes, Malboum pourrait bien se dresser face à Berraf en novembre prochain avec bien évidemment d’autres candidats qui pourront se lancer dans cette course à la présidence de l’Acnoa.
Très expérimenté dans les rouages de l’Acnoa, le président du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf, se voit déjà à la tête de cette instance sportive africaine lui qui n’a pas hésité à déclarer, à l’issue de l’Agex, qu’il a lui-même présidée à la veille de l’ouverture des Jeux africains de la jeunesse (JAJ-2018) à Alger, que «mon élection à la tête de l’Acnoa ne sera qu’une mesure formelle et un honneur pour l’Algérie», dit-il avant d’ajouter qu’il est convaincu de sa réussite lors de ces élections. A noter que l’Algérien Mustapha Berraf avait été élu en tant que premier vice-président de l’Acnoa, pour un 5e mandat, lors de l’assemblée générale de l’instance africaine qui s’est tenue en mai 2017 à Djibouti.

Blanchi, Palenfo souhaite s’en aller
Il y a lieu de noter que cette Agex d’Alger s’est tenue au moment où l’Acnoa connaît un désordre au sein de son bureau directeur.
Et cette situation de confusion a été lancée depuis l’annulation de l’élection de l’Ivoirien Lassana Palenfo pour un 4e mandat à la tête de l’instance en mai 2017 par le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui, en même temps, a blanchi le Camerounais Kalkaba Malboum. Le président du Comité olympique camerounais a été disqualifié par le Comité exécutif de l’Acnoa pour une supposée utilisation de l’aide et des ressources du gouvernement camerounais pour mener sa campagne. Une accusation qui, finalement, s’est avérée infondée par le TAS.
Et il se trouve qu’en attendant l’organisation de nouvelles élections, la gestion des affaires de l’Acnoa est revenue de facto au premier vice-président Mustapha Berraf, président du Comité olympique algérien (COA).

Berraf pourrait-il concilier COA et ACNOA ?
Si tous les voyants sont au vert quant à la future élection du président du Comité olympique algérien, Mustapha Berraf en novembre prochain, lui spécialiste des coulisses de l’Acnoa, il faut bien se demander que pourrait-il apporter au sport algérien en déclin ?
Son bras de fer avec l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports est pour beaucoup dans la très mauvaise préparation de nos athlètes pour leurs différentes compétitions.
Les derniers résultats des Jeux méditerranéens sont là pour prouver que nos athlètes auront vraiment beaucoup de mal à bien se préparer pour les échéances futures d’importances Notamment les Coupes d’Afrique des nations des différentes disciplines, les Championnats du monde et ce, sans évoquer les prochains JO. de Tokyo et la prochaine Coupe du monde de football au Qatar en 2022. Le manque de préparation sera difficilement comblé par les athlètes au vu des échéances à court et moyen terme d’autant que les budgets des fédérations viennent tout juste d’être débloqués…
De plus, et pour parler de l’échéance actuelle, à savoir les Jeux africains de la jeunesse (JAJ), il faut bien remarquer que beaucoup d’imperfections sont visibles, à commencer par le volet d’importance capitale, à savoir l’information et la communication. En parcourant les artères de la capitale, on ne trouve que quelques très rares banderoles ou panneaux publicitaires indiquant que des JAJ sont abrités dans notre pays.

Du pain sur la planche sur le plan local
La preuve, rien n’indique également qu’outre les compétitions sportives le comité d’organisation des JAJ a prévu des animations culturelles quotidiennes qui se dérouleront au niveau du Village africain des athlètes et au complexe olympique Mohamed-Boudiaf…
Des retards dans les préparatifs sont remarquables dont les arrivées tardives des délégations.
Et là, suffit pour s’en convaincre de noter que les compétitions de ces 3es Jeux africains de la jeunesse JAJ-2018 d’Alger, qui devaient démarrer mardi, sont reportées à mercredi 18 juillet, ont annoncé les organisateurs mardi dernier.
«La compétition football des JAJ-2018 démarre le 19 juillet et non le 17 comme annoncé sur le programme initialement prévu.
L’une des équipes n’étant pas encore arrivée à Alger», a-t-on expliqué sur la page officielle des JAJ sur Facebook. Le coup d’envoi officiel des JAJ-2018 devrait être donné hier avec la cérémonie d’ouverture qui a eu lieu au moment où on mettait sous presse au stade olympique du 5-Juillet.
Plus de 4 500 personnes, dont 3 000 athlètes issus de 54 pays, sont attendus lors de cette 3e édition des JAJ pour concourir dans 30 disciplines. La première édition s’était déroulée en 2010 à Rabat (Maroc), suivie quatre ans plus tard par les JAJ-2014 à Gaborone (Botswana).
On se targue du côté des responsables en Algérie que notre pays est prêt à organiser une phase d’une Coupe d’Afrique des nations, voire une phase finale de coupe du monde alors qu’on peine à assurer une très bonne organisation d’une Compétition de monde envergure que ces JAJ…

Les finances sont là
Et pourtant parmi les soutiens de l’Acnoa aux JAJ, il y a lieu de relever l’attribution d’une aide financière de 2 million de dollars à l’Algérie, d’un million de dollars au comité d’organisation (Cojaj) et de 500 000 dollars au Comité olympique et sportif algérien (COA).
Les Comités nationaux olympiques africains (Cnoa) participants aux JAJ-2018 recevront 500 000 dollars. Par ailleurs, un autre million sera consacré à l’aide qui doit être apportée aux athlètes africains qui participeront aux jeux olympiques de Tokyo-2020.
Aussi, la commission Tokyo 2020 mise en place, devrait travailler dans le cadre de la distribution des fonds mis à disposition ainsi que la mise en œuvre des recommandations du Forum d’Abidjan.
Les présents de ce Forum d’Abuja ont confirmé Mustapha Berraf et le trésorier Général (Habu Ahmed Gumel) comme ordonnateurs des dépenses et signataires auprès des institutions financières où sont domiciliés les comptes de l’ACNOA.