Le coup d’envoi de la 11e édition du Festival international de musique symphonique (FCIMS) a été donné, avant-hier soir, à l’opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, devant une forte présence de mélomanes de cette musique lyrique et de représentants des différentes missions diplomatiques accréditées à Alger des pays participants ainsi que le représentant du ministère de la Culture Abdelaziz Bouzghaïa.  

Cette soirée d’ouverture était sous la direction du jeune maestro Lotfi Saïdi, qui a dirigé avec brio, l’orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger, montrant une parfaite maîtrise des techniques d’harmonisation. Il sera accompagné de la belle Suisso-Cubaine mezzo-soprano Ana Hasler, qui a subjugué le public avec sa voix fraîche et cristalline. La scène a accueilli  également le jeune ténor algérien Imad Eddine Eddouh, ainsi que la chorale « Ranime », sous la direction de Wieme Benamar Hammouda qui, pour la première fois, ont présenté la prestation de jeunes enfants accompagnés de leurs mères. Ces derniers ont laissé le public sans voix et cela par le  professionnalisme de leur interprétation. C’était un instant magique d’autant plus que la soirée, qui a drainé un public considérable, venu savourer les belles mélodies, a connu un énorme succès. Le programme a débuté avec l’orchestre de l’Opéra d’Alger qui s’est livré à une ouverture « Cavalerie légère » de Franz von Suppé, poursuivant avec intermezzo «Arlésienne » et « Toréador » de Georges Bizet, avant l’entrée majestueuse d’Anna Hasler, qui a impressionné les présents en interprétant en kabyle la fameuse chanson d’Idir « Aya lkheir inou ». Elle s’attaquera ensuite à d’autres titres du répertoire universel, tels que «Time to Say Good Bye» de Francesco Sartori, « Voi che sapete » (Vous qui savez) de Mozart. Imad Eddine Eddouh rejoindra la scène et interprétera à son tour « ‘O surdato ‘nnammurato » d’Enrico Cannio, avant de fusionner avec la chanteuse Ana sur le célèbre air du « Brindisi », issu de « La Traviata » de Verdi. La deuxième partie de la soirée sera consacrée à la chorale « Ranime », à sa tête, la jeune et talentueuse Wieme Benamar Hammouda, qui a su emporter l’assistance dans les souvenirs des traditions en s’attaquant à la mosaïque gnaouie, Sidi Maamar, puis arabo-andalou avec « Lamma bada yatathanna », « Ya man malakni adba », ou encore « Goumari », interprété par Houda Ghonoumet. Les titres comme « Viva lutte le wezzose » de Felice Giardini et « Adiemus Songs of Sanctuary » de Karl Jenkins ont été aussi de la partie. Dans son allocution d’ouverture, Abdelkader Bouazzara, commissaire de cet important événement,  a tenu à souhaiter la bienvenue aux officiels et au public, exprimant ainsi son bonheur de voir le festival «prendre toute la place qui lui revient dans le paysage culturel algérien ».  Il ajoute, à propos de l’édition de cette année placée sous le signe des «Jeunes fêtent la musique », que « nous avons voulu mettre les jeunes et les talentueux instrumentistes sur le devant de la scène, car ils sont notre avenir». Le commissaire a exprimé également sa joie que ce Festival a « sa place  dans la sphère internationale de la musique symphonique. Je tiens à rendre hommage aux 16 pays participants à ce rendez-vous incontournable qui est devenu un carrefour qui rassemble les meilleurs musiciens, compositeurs, chef d’orchestre,  interprètes et chanteurs lyrique». Le commissaire a également salué les différentes ambassades présentes en Algérie pour leur soutien réel à ce festival », avant de saluer le public : « Nous sommes fiers de notre public,  grâce à lui, le Festival  ne cesse de grandir. »n