Par Nadir Kadi
Au moment où les liaisons internationales, et notamment aériennes, reviennent à la normale, la Direction générale des Douanes algériennes a rappelé hier la réglementation régissant l’entrée et la sortie des devises. Les saisies de sommes «non déclarées», en violation de la loi ou plus simplement par méconnaissance de la législation, se sont en effet multipliées ces derniers mois, entraînant le plus souvent des poursuites judiciaires se soldant par de fortes amendes.
Dimanche dernier, pas moins de 6 000 euros avaient été saisis au niveau de l’aéroport de Sétif. En ce sens, dans un «message de rappel» des Douanes qui se veut pédagogique, il est précisé que « la déclaration de devises est obligatoire à l’entrée et la sortie du territoire national». La démarche se fait via un formulaire «auprès des services de Douanes». Le seuil du montant déclaratif que doit prendre en compte le voyageur reste inchangé «égal ou supérieur à 1 000 euros pour les nationaux résidents et non résidents», et égal ou supérieur à «5 000 euros pour les étrangers». Une règle qui s’applique également aux sommes, de valeur équivalente, dans toutes les autres devises. Quant aux sommes légalement déclarées, le document de la Douane explique notamment que les voyageurs résidents sont autorisés à faire sortir tout montant en billets de banque étrangers ou en chèque de voyage, mais uniquement si la valeur est «inférieure ou égale à 7 500 euros «ou leur équivalent en d’autres devises», et en disposant d’un «avis de débit bancaire». Par ailleurs, il est également précisé que les entrées et sorties de sommes en dinars algériens sont elles aussi réglementées, le document des Douanes indique en ce sens que «seuls les voyageurs résidents sont autorisés à faire entrer et sortir des billets de banque algériens dans la limite du montant de 10 000 dinars algériens». Et dans cette logique, le même document souligne que tout violation, ou oubli, de la réglementation expose son auteur à des poursuites : «le voyageur qui franchit les limites des lieux désignés pour le contrôle, sans accomplissement préalable de cette formalité (déclaration) est réputé n’avoir rien à déclarer, ou détenir des montants inférieurs aux seuils déclaratifs».
Pour rappel, les services de la Police aux frontières (PAF) avaient faits savoir, fin avril dernier, que 32 individus, dont 3 étrangers impliqués dans des affaires de transfert illicite de devises avaient été arrêtés au cours du premiers trimestre 2022 ; des sommes de «506 180 euros, 33 650 USD, 7 380 dollars américains et 6 800 livres sterling» avaient également été saisies. Ces chiffres faisant par ailleurs suite aux 504 infractions de «transferts illicites de devises» enregistrées en 2020, en aboutissant à la saisie de «456 000 euros, 34 000 dollars américains, 65 000 dinars tunisiens et 640 000 dinars algériens» ; mais aussi à la saisie en 2019 de «1 644 000 euros, 358 000 dollars américains, 25 900 faux dollars américains, 283 millions de dinars tunisiens et 22,2 millions de dinars algériens», selon une déclaration, faite en février 2021, par Aïmene Benabderrahmane. <