Au lendemain de la décision de Abderrezak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), de mettre fin à son initiative pour le consensus national – lancée il y a à peine un mois -d’ici à « la fin de l’automne », le parti affirme poursuivre à exposer son contenu à l’adresse de grandes organisations, des citoyens ainsi que de certaines personnalités dites de poids, nous dit-on au MSP.

Selon Abderrahmane Ben Farhat, vice-président du parti, «la première étape, qui a consisté à prendre contact avec les partis politiques, est presque achevée». «Notre prochain cap sera septembre, où nous entamerons la deuxième étape qui consiste à prendre contact avec les grandes organisations nationales, les associations de la société civile ainsi que certaines personnalités de poids», ajoutera-t-il. «Ensuite, il y aura une troisième étape qui va commencer en octobre et durant laquelle une grande opération de communication et de sensibilisation sur notre projet se fera à l’égard des citoyens», souligne 

M. Ben Farhat, qui explique aussi que «plusieurs mécanismes seront utilisés pour réaliser cet objectif, à l’instar des campagnes directes sur le terrain ainsi que les rencontres de proximité. Ce sont surtout les bureaux de wilaya du parti qui vont accomplir cette tâche en mettant à contribution nos bureaux. Nos députés ainsi que les autres élus du mouvement seront également sollicités».  Cette phase va durer jusqu’à mi ou fin novembre. Ce sera avant la tenue du conseil de la choura du parti et peut coïncider peut-être avec la convocation du corps électoral pour la présidentielle d’avril 2019». Le vice-président du MSP explique que le projet du parti «n’est pas une initiative éphémère, à l’instar de certains rendez-vous politiques comme les élections présidentielle ou législatives. Donc cette initiative reste ouverte». «Durant ce travail d’explication et de sensibilisation et lors des débats qui suivront, nous pourrons dégager des volets bien déterminés et ce n’est qu’après un travail de synthèse établi qu’il y aura une dernière mouture de notre initiative. Celle-ci pourra contenir certaines modifications en cas de nécessité», souligne-t-il. A une question sur l’éventualité que ces modifications puissent porter sur le volet de la «transition», étant l’un des points qui a suscité la polémique, le vice-président du parti nous dira que «même pour ce qui est du volet de la transition, je dois dire qu’il ne s’agit pas d’une période de transition comme certains le voient. Ce volet a été préconisé par le MSP dans le but d’avoir des institutions fortes et crédibles afin de rétablir la confiance entre elles et les citoyens». A une autre question sur les raisons qui ont poussé M. Makri à fixer un deadline à son initiative, faisant dire à certains analystes qu’il s’agit là d’un signe d’«échec», M. Ben Farhat a répondu que «les constats de réussite ou d’échec restent relatifs». «Les autres ont leurs propres avis, mais, pour nous, c’est le bon chemin à prendre. Les partis de l’Alliance insistent sur un cinquième mandat, ce qui est une chose évidente pour eux, mais pour ce qui nous concerne, nous parlons d’une élection présidentielle pour créer un gouvernement d’unité nationale. Pour eux, il n’y a pas de crise alors que nous considérons que cette crise est réelle et elle est d’abord économique», conclut-il.