Lors d’un meeting, animé, hier, dans la wilaya de Chlef, le président du Mouvement populaire algérien, Amara Benyounès, a tiré à boulets rouges sur les partisans du boycott des prochaines élections législatives, à savoir le parti d’Ali Benflis.

Le président du Mouvement populaire algérien (MPA), Amara Benyounès, a animé, hier, un meeting populaire dans le cadre de la campagne électorale pour les prochaines élections législatives au Centre culturel islamique à Chlef, en présence de ses militants venus de plusieurs communes de la wilaya.
Abordant plusieurs thématiques, le patron du MPA ne manquera pas d’afficher, dans un premier temps, la grande ambition de son parti à l’occasion de ces élections législatives du printemps prochain. Et le président du parti ne dissimule, d’ailleurs, point ses velléités de jouer dans la cour des grands en disputant tout simplement le leadership au duo FLN-RND.
Entrant dans le vif du sujet, Amara Benyounès dira que « la fraude électorale évoquée prématurément par certains partis politiques concomitamment avec leur entrée en lice s’avère être dangereuse et préjudiciable au moral du citoyen», condamnant par la même occasion le boycott de certains partis politiques, faisant allusion, sans le citer, au parti d’Ali Benflis, Talaie El Houriyet.
Le patron du MPA a appelé à une participation massive des électeurs aux prochaines élections législatives, estimant que de là dépendront la «légitimité et la crédibilité de l’Assemblée nationale et du gouvernement qui en émaneront».
Poursuivant son speech, il a évoqué certains problèmes dont souffre la société algérienne, comme le manque flagrant de main-d’œuvre dans plusieurs domaines. Et cette pénurie, selon lui, commence à toucher pratiquement tous les secteurs économiques. Mais certains secteurs souffrent encore plus pour trouver des jeunes employés qui daignent réellement travailler. L’agriculture, par exemple, est en détresse à cause du manque criant de travailleurs. « L’agriculture manque de bras. Il n’y a pas de main-d’œuvre pour travailler la terre ». Il a appelé « l’Algérien » à agir et à travailler pour le développement économique et social.

Il faut élargir  les prérogatives des APC
A cette occasion, le secrétaire général du MPA a abordé le code communal qui doit s’adapter à l’évolution de la situation politique du pays. Selon lui, le nouveau code doit garantir aux élus locaux la liberté de gestion des affaires de la collectivité, précisant que le président de l’APC ne jouit pas actuellement « de larges prérogatives ». Cela nécessite leur élargissement davantage en vue de permettre aux présidents des communes de superviser directement les projets locaux et réaliser le développement socioéconomique. Le responsable du parti a souligné l’importance d’allouer le budget nécessaire à la commune, afin de lui permettre de réaliser les projets de développement et de répondre aux différents besoins des citoyens.

Condamnation ferme…
Revenant sur les dernières scènes de violences qui se sont produites dans certaines régions du pays, notamment à Béjaïa, le premier responsable du parti a condamné fermement ces actes de vandalisme. En effet, il a exprimé sa «profonde préoccupation devant les scènes de violences et les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre signalés en début d’année, pour protester contre la hausse induite par la loi de finances».
Sur ce fait, le président du MPA a appelé la population « à la vigilance et au calme » et réaffirmé que « seul un cadre pacifique serein serait en mesure de faire aboutir des revendications citoyennes légitimes » et déplore « cette situation de dérapage». Il a appelé les citoyens à la vigilance, en considérant que la violence est «contre-productive» et ne sert pas les intérêts de la population. Par ailleurs, le secrétaire général du MPA a évoqué la question libyenne au cours de son discours. « L’Algérie maintient toujours son soutien au peuple et à l’État libyens d’autant plus que nous avons 1 000 km de frontières avec ce pays voisin. » indique-t-il.
Pour le MPA, seule la solution politique pourra résoudre le conflit libyen, une solution à laquelle a toujours plaidé le président de la République  M. Abdelaziz Bouteflika, selon les dires de Benyounès. Il a évoqué à ce sujet, entre autres, la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en Libye qui n’arrête pas, selon lui toujours, d’attirer l’attention des grandes puissances, lesquelles optent pour les solutions militaires.
Enfin, le conférencier a lancé un appel aussi bien aux militants et sympathisants du parti qu’au grand public pour choisir leurs représentants dans les assemblées populaires en optant pour les urnes et pas pour autre chose. « C’est pourquoi, je demande à tous nos militants de continuer le combat initialement engagé afin de faire de ces élections une vraie réussite que les Algériens attendent impatiemment depuis des années », conclut-il.