Ils veulent créer une commission nationale pour défendre leurs droits et retirent leur confiance aux coordinateurs actuels.

Les ex-gardes communaux issus de 21 wilayas ont retiré, lors d’une récente réunion à Sidi Bel Abbès, leur confiance au président de la Coordination nationale, Chaib Hakim, et son vice-président Aliouate Lahlou, ainsi qu’aux coordinateurs de wilaya de l’ex-garde communale, qui auraient failli à leur mission et créé un climat de mésentente en dispersant les rangs des gardes communaux, les contraignant à se désister de l’adhésion à la Coordination nationale qui comptait plus de 13 500 adhérents, a-t-on révélé.
Par ailleurs, quatre représentants des retraités de l’ex-garde communale ont rencontré, mardi dernier, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales le sollicitant de leur accorder une autorisation pour la tenue d’une assemblée générale le 6 février prochain, durant laquelle ils comptent créer de façon officielle la «commission nationale des retraités de la garde communale et des victimes du terrorisme», qui défendra légalement les droits de cette frange d’ex-fonctionnaires. Dans leur communiqué, les représentants des retraités de la garde communale reprochent à leur coordinateur national et aux coordinateurs de wilaya de n’avoir pas défendu les intérêts de 120 000 ex-gardes communaux auprès des pouvoirs publics, ce qui s’est répercuté sur leur situation sociale et celle de leurs familles.
Parmi les revendications socioprofessionnelles qu’ils continuent à poser aux pouvoirs publics depuis 8 années, ils ont cité l’augmentation de la prime de risque et d’astreinte avec effet rétroactif de 2008 au lieu de 2012 et le règlement des indemnités des heures supplémentaires avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008, la régularisation de la pension de fonction selon les grades et les postes occupés, à l’instar des autres corps constitués, comme le stipule l’article 44 du statut particulier des fonctionnaires de la garde communale datant du 03/08/1996, ainsi que la révision de classification se référant à l’article 3 de la loi de la Fonction publique, l’octroi de la prime de la préservation de l’ordre, l’application de la règle du cumul de la pension de retraite avec toutes les rémunérations liées à une reprise d’activité salariale, la pension d’invalide et des familles des victimes du terrorisme parmi les agents de l’ex-garde communale et le calcul de la pension de retraite à 65% pour les ex-gardes communaux ayant exercé pendant 10 ans et 70% pour ceux qui cumulent une ancienneté de plus de 10 ans et moins de 15 ans et 75% pour ceux de 15 ans, ainsi que l’élaboration d’une liste des maladies professionnelles auprès de la Cnas pour faire bénéficier les gardes communaux de leurs droits à une pension.
Plainte contre Noureddine Bedoui, Tayeb Belaiz et Dahou Ould Kablia
Les retraités de l’ex-garde communale exigent de leur réserver les soins au niveau des hôpitaux militaires et le droit à la protection sociale à 100% et le droit à l’aide financière pour la réhabilitation des logements et l’aide pour le logement rural.
Pour leur part, les radiés du corps de la garde communale ayant obtenu gain de cause de la justice ont revendiqué leur intégration dans le corps et les faire bénéficier des pensions de retraites. Les retraités de l’ex-garde communale réclament la commémoration et la reconnaissance officielle des sacrifices des gardes communaux durant la décennie noire et son institutionnalisation ainsi que la création d’un haut-commissariat des gardes communaux et l’égalité des martyrs de la décennie noire et ceux de la guerre de libération. Les représentants des retraités de la garde communale et des victimes ont déposé une plainte auprès du Procureur général près la Cour suprême contre l’ex-Premier ministre Noureddine Bedoui et les deux ex-ministres de l’Intérieur Tayeb Belaiz et Dahou Ould Kablia, les accusant d’avoir occulté leurs droits légaux et légitimes. Les plaignants demandent également l’ouverture d’une enquête concernant la gestion de l’argent des œuvres sociales, de la période 2006 à 2013 qui a été détourné et aussi sur l’argent des cotisations des gardes communaux auprès des services de la CNAS.