Par Milina Kouaci
Au lendemain d’un large mouvement au sein des corps des directeurs des impôts et des directeurs des domaines de wilayas, les fonctionnaires des impôts annoncent un mouvement d’une grève nationale.
Le Syndicat autonome des fonctionnaires des impôts (SAFI) compte, dans ce sens, entamer un mouvement de grève nationale lundi prochain.
Ce débrayage de trois jours a été décidé après avoir constaté le «non-respect de la tutelle de ses engagements tenus le 17 décembre dernier consistant à satisfaire la plateforme de revendications des fonctionnaires des impôts», annonce le syndicat dans un communiqué rendu public.
Le syndicat a été reçu par la première responsable de la direction générale qui s’est engagée «à prendre en charge les revendications soulevées. Des promesses qui ont fait que le syndicat a suspendu son mouvement de grève de trois jours annoncé le 20 décembre dernier. Ce qui semble manifestement pousser les fonctionnaires à exhiber la menace de débrayage pour le 29 mars prochain. Le syndicat menace en effet de durcir son mouvement de grève si sa plateforme des revendications demeure insatisfaite.
«Le conseil national du bureau national du syndicat va prendre les mesures nécessaires si le statu quo persiste», lit-on dans le communiqué.
Il y a lieu de préciser que les fonctionnaires des impôts réclament, entre autres, «une protection» des employés des impôts des abus et pressions des organes externes ainsi que «l’ouverture des centres d’impôts de proximité».
Ils exigent également de faire sortir le secteur des impôts de la Fonction publique, ainsi que l’application immédiate de la loi organique et le système compensatoire. Ces derniers réclament, par ailleurs, la numérisation du secteur des impôts et l’extension de la qualité de police judiciaire aux employés des impôts. <