En deux jours, les énergies renouvelables étaient au centre de deux rencontres, à Alger, et dans lesquelles étaient impliqués un ministère, deux grandes sociétés nationales et un organisme international.
Hier, lundi, c’était la conférence dont l’intitulé est «Innovation Days 2021: Vers une Transition Énergétique Durable et Innovante». La rencontre programmée pour deux journées se déroule au niveau du CIC (Centre international de conférences). Elle est le résultat d’une collaboration de deux «entités». La première est le département dirigé par le professeur Chems Eddine Chitour, soit le ministère de la Transition énergétique et des énergies renouvelables. La seconde est la section algérienne d’un organisme lié à l’ONU, en l’occurrence le PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement).
En attendant les recommandations des travaux qui devront «tomber» ce mardi, il faut souligner le côté inédit de cette conférence. Il s’agit tout simplement d’une première. Effectivement, le département de Chitour existe depuis moins d’une année (exactement depuis le 23 juin 2020) et le PNUD, jusqu’à hier, n’avait pas encore établi une action concrète avec ce ministère. Ce qui découlera de cette collaboration sera intéressant à suivre.
La seconde rencontre à signaler s’est déroulée la veille, soit dimanche. C’était lors de la cérémonie d’installation de Khaled Nouasri au poste de PDG de Shariket Kahraba El Djazaïr (SKE). Cette dernière étant une nouvelle société créée par Sonatrach (49%) et Sonelgaz (51%), et dont le rôle sera de devenir une «arme» d’investissement dans les énergies renouvelables.
Cette activité «énergétique» est à observer de près et, il faut le mentionner, encourageante. Les résultats qui en découleront vont permettre surtout d’aborder dans les meilleures conditions l’avenir du pays qui reste toujours dépendant du pétrole.
Evidemment ça reste encore au niveau des projets et des vœux, mais l’espoir est permis. Pour que ces ambitions soient palpables, il faut néanmoins mettre des bases solides pour que le travail puisse avancer sans dépendre des vicissitudes de la scène politique algérienne. La continuité doit être assurée au-delà du choix des Hommes. Après les élections législatives du 12 juin prochain, il sera question d’un nouveau gouvernement, et probablement de nouveaux dirigeants à la tête de Sonatrach et de Sonelgaz. Des changements qui, il faut l’espérer, ne vont pas remettre en cause tout ce qui peut être profitable au pays, et aux générations futures.