Dans certaines boucheries, le poulet a atteint les 550 DA le kilogramme contre 280 DA il y a juste un mois. D’autres sont plus cléments, le proposant à 450 DA, avons-nous constaté hier au marché. A dix jours de l’Aïd, les bouchers ont décidé d’augmenter le prix de la viande.

Certains citoyens n’appréciant pas la viande rouge pensaient s’approvisionner en viande blanche pour célébrer l’Aïd. Ils ont constaté une augmentation de 100 DA. En effet, en un mois, le poulet de chair a connu une hausse de 100 DA. Au marché de Mostaganem-Centre, le kilogramme de viande blanche est à 480 DA contre 280 DA il n’y a pas si longtemps. Dans certaines boucheries, le poulet a même atteint les 420 DA le kilogramme. Les commerçants expliquent cette hausse par le manque d’offre. «Le poulet est fragile en été et son élevage est difficile, c’est pour cela que la saison qui n’est pas propice à l’élevage du poulet. La demande sur cette viande explose en été, période durant laquelle les fêtes sont nombreuses. La viande blanche est aussi très prisée par les estivants qui la préfèrent à la rouge. Certains consommateurs qui s’attendaient à une telle hausse ont reporté leurs achats. «Cette hausse a toujours existé, chaque année c’est la même histoire. A quelques semaines de l’Aïd, le prix du poulet connaît une augmentation entre 100 DA et 150 DA. Nous nous sommes habitués à cela», nous déclare un père de famille qui s’est contenté de regarder les prix des viandes avant de quitter l’étal sans rien acheter. Une maman nous explique qu’elle est obligée d’acheter le poulet sachant que ses enfants ne mangent pas la viande rouge. Le président de l’Association des éleveurs (filière viande), Radoui Hadj, a affirmé que les seuls responsables de cette hausse ne sont autres que les intermédiaires. «Les intermédiaires sont à l’origine de la cherté de la viande ». Contrairement au poulet, on remarque que le prix de la viande rouge reste stable pour le moment. Les bouchers avouent que les acheteurs sont de moins en moins nombreux ces derniers jours. «Ces dernières semaines, les citoyens achètent de moins en moins de viande rouge, ils préfèrent le poulet », soulignent-ils.