La vague de chaleur persistante depuis cette fin de mois de juillet a fait sortir des milliers d’habitants de la wilaya de Mostaganem et même des wilayas limitrophes de leurs foyers, tenaillés par la canicule, vers les plages du littoral.

Comme chaque été depuis quelques années, des familles entières prennent d’assaut les plages autorisées à la baignade pour s’offrir une place au soleil pendant une journée ou simplement le temps d’un après-midi. Cependant, ces moments privilégiés de détente après une année scolaire pour les enfants et les examens de passage, sont gâchés par un phénomène exponentiel et qui échappe visiblement à tout contrôle de la part des autorités en charge de la gestion des communes côtières. Cette nouvelle « mode » est apparentée plus à un racket. La récente agression à Bousfer Coralès-Plage, wilaya d’Oran, a provoqué une onde de choc après la mort d’un paisible père de famille qui avait refusé de se faire racketter par de pseudo-plagistes. Elle aura été la goutte qui a fait déborder le vase pour faire réagir fermement les pouvoirs publics par une prise de mesures. Sinon comment expliquer l’intrusion d’énergumènes sortis de nulle part au moment fatidique à l’entrée des parkings pour le stationnement de la voiture de paisibles chefs de famille qui sont taxés à 100 DA la place. Et gare au mauvais payeur, car la sanction pourrait aller de l’insulte à l’agression gratuite et l’interdiction pure et simple d’accéder à la plage. Les vacanciers n’auront pas d’autre choix que de se soulager des dinars exigés. Nous avons pu constater ces dépassements jeudi à la plage de Stidia, lors d’une sortie en famille. L’autre désagrément qui revient sur nos plages cette saison est la prolifération des solariums et autres espaces de sable squattés par des plagistes sans scrupules et illégaux à l’affût du gain facile tiré d’une manne financière importante que représente la location de transat et autres parasols à des prix qui ne cessent de flamber atteignant les 1 000 voire 1 500 DA la journée comme à Ouréah, Sablettes, Sidi Mansour, etc. Ces phénomènes sont répertoriés tout au long des plages de la wilaya et cela a pris des proportions alarmantes avec l’augmentation du nombre de plages autorisées à la baignade qui passe à 34. Ceux qui habitent la région souhaitent vivement le rétablissement de l’ordre dans tout ce secteur très sensible du tourisme d’été, afin de mettre un terme à ce qu’ils appellent une vraie «hogra» qui se répète chaque été.
E. O.