La vague de chaleur qui s’abat sur plusieurs régions depuis le début de cet été 2018 alimente de plus en plus les hôpitaux ainsi que les plages qui sont prises d’assaut par de nombreux citoyens. Le mercure a frôlé les 36°, hier à Mostaganem. Cette canicule, depuis le début de cet été, touche l’ensemble des régions nord du pays mais beaucoup plus le sud où la chaleur est incomparable.

Les citoyens ne sont pas encore sortis d’une canicule qu’une autre est annoncée pour les prochains jours. Selon l’Office national de météorologie, la canicule durera jusqu’à dimanche dans plusieurs wilayas du pays. Des pics pouvant atteindre les 40°C sont attendus dans certaines wilayas du nord. Ainsi, la canicule qui sévit depuis le début de l’été semble s’inscrire dans la durée. Si dans les wilayas du sud du pays, les habitants se sont habitués à des températures dépassant les 49° degrés, dans les wilayas côtières, à Mostaganem, par exemple, ça suffoque dès que le thermomètre annonce 35°. Les personnes à risque, selon un des médecins exerçant à l’hôpital de Mostaganem, sont les personnes âgées et les enfants. «On reçoit un nombre élevé de personnes âgées de plus de 65 ans car elles sont les plus touchées par cette vague de chaleur ainsi que les nourrissons et les enfants, notamment de moins de 4 ans», nous a expliqué ce médecin, avant d’ajouter : «Les travailleurs manuels, opérant notamment à l’extérieur sont les plus souffrants d’insolation grave.» Les autres personnes qui sont susceptibles d’être plus à risque en période de canicule sont, selon ce même médecin, «les personnes confinées au lit ou sur fauteuil, les personnes souffrant de troubles mentaux, des troubles du comportement, de difficultés de compréhension et d’orientation ou de pertes d’autonomie. Les personnes souffrant de maladies chroniques ou de pathologies aiguës au moment de la vague de chaleur risquent aussi de tomber gravement malade». Il a souligné d’ailleurs : «On reçoit quotidiennement des cas pareils depuis le début de cet été.» Cette canicule n’alimente pas seulement les hôpitaux. En effet, les nombreuses plages, ainsi que celles qui se sont ouvertes récemment, qu’elles soient interdites ou autorisées à la baignade, sont prises d’assaut par les familles, les enfants et les jeunes. n