La bataille des élections locales est pliée, mais une nouvelle se profile déjà à l’horizon, à la faveur de l’installation des nouveaux élus à partir de la semaine prochaine, c’est-à-dire, une fois expiré le délai des dix jours annoncés pour la proclamation définitive des résultats.

L’opération sera relativement aisée avec le changement de la loi. En effet, pour éviter de voir se reproduire le scénario des APC paralysées, lors des précédents mandats, faute de majorité absolue, le ministère de l’Intérieur a apporté une modification majeure à la loi relative à l’élection du P/APC. «Est déclaré président de l’Assemblée populaire communale le candidat tête de liste ayant obtenu la majorité des voix. 

En cas d’égalité des voix, est déclaré président le plus jeune des candidats », stipule la nouvelle loi.
Autrement dit, une liste ayant obtenu une majorité simple (à ne pas confondre avec la majorité absolue, qui suppose plus de 50% des sièges), a vocation à diriger seule l’APC, président et exécutif, compris. Les élus des autres listes, en tant que membres de l’Assemblée, assisteront uniquement aux délibérations. Cette nouvelle loi a le mérite d’éviter les blocages dont avaient pâti plusieurs communes par le passé, avec des conséquences néfastes sur les populations et les projets.
Finis donc les interminables tractations et marchandages pour la désignation des P/APC, souvent prisonniers des humeurs politiques changeantes des membres de sa majorité fragile.