Quelque 105 femmes et filles victimes de violences ou en situation difficile sont prises en charge au centre national d’accueil de filles et femmes violentées de Mostaganem depuis le début de l’année en cours, a-t-on appris, samedi de la directrice de l’établissement.

Le centre de Mostaganem a accueilli, depuis le début de l’année en cours, 57 filles et femmes sans abri, 31 filles en situation difficile, 12 femmes victimes de violences et autres mères-célibataires, a souligné Mme Yahiaoui Nawal. Les personnes prises en charge au centre ont fait l’objet de violences familiales (53 cas), sexuelles (21 cas), corporelle (15) ou verbales (14) et autres abandonnées par leurs familles pour des raisons économiques (2 cas), a ajouté la même responsable. Par ailleurs, le centre a procédé, durant la même période, à la réinsertion de 24 pensionnaires dans le cadre de la médiation familiale, d’une assistance à une nouvelle vie (mariage) ou leur prise en charge dans une famille d’accueil. Certaines résidentes ont bénéficié d’une insertion professionnelle dans des ateliers internes ou dans le cadre d’une formation externe, d’une prise en charge sanitaire ou hospitalière et un suivi psychologique et social au sein familial. Mme Yahiaoui a indiqué que huit femmes ont suivi des cours d’alphabétisation. La même responsable a ajouté que le centre a signé, cette année, une convention de coopération avec l’association Chougrani de la wilaya d’Oran pour organiser des sessions de formation en faveur des résidentes. Ces dernières obtiendront un certificat de qualification en assistance ou en accompagnement domestique des personnes âgées et handicapées à mobilité réduite. Le centre national, ouvert en 2011 à Mostaganem, accueille des filles et femmes victimes de violences ou en situation difficile (19 ans et plus) pour une durée d’une année renouvelable. Les pensionnaires font l’objet d’une prise en charge médicale, psychologique et sociale spécialisée. Un staff pluridisciplinaire s’attelle à l’insertion sociale et économique de ces cas par le biais de sessions de formation, organisées au centre ou en collaboration avec des établissements de formation professionnelle et d’apprentissage ou au sein de classes d’alphabétisation, signale-t-on.