Alors que l’on s’apprête à boucler la deuxième semaine du mois de ramadhan 2018, censé être une période de piété, de solidarité, d’entente et de fraternité, notamment dans les mosquées, lieux qui ne désemplissent pas durant ce mois, certains individus ne voient pas la situation sous le même angle.

Dans la mosquée Abu Dhar al-Ghifari, la plus grande du chef-lieu de wilaya, située en aval de l’avenue 20-Août-1955, plus exactement à proximité de la cité 1er-Novembre (ex-Sonatiba), l’ambiance est, depuis quelques jours, incompatible avec les vertus et préceptes religieux devant animer le mois sacré. Une menace de mort a été proférée par un individu à l’encontre de l’imam (directeur de la mosquée). Cela s’est déroulé à l’intérieur de la mosquée et a été confirmé par des fidèles, présents sur les lieux.  L’individu, qui aurait sollicité l’intervention de l’imam dans un conflit conjugal, ne s’est pas arrêté là puisque, lundi matin, il a tenté de s’introduire dans la chambre de l’imam (maksoura) pour exécuter sa menace, n’était la présence de fidèles qui l’en ont empêché. Après la prière du sobh, les policiers de permanence alertés ont arrêté et conduit l’individu au commissariat pour des explications sur les causes de ces menaces de mort envers l’homme de foi, officiant les prières à la mosquée. Enfin, il y a environ une dizaine d’années, un scénario similaire s’était produit avec l’imam de la mosquée Okba Ibnou Nafaâ du chef-lieu de wilaya, qui s’est malheureusement terminé par un crime crapuleux sur la personne de l’imam Cheikh Mohamed.