Des milliers de jeunes migrants africains trouvent la mort au large de la Méditerranée en tentant d’atteindre les rives de l’Europe. Autant de morts, de cadavres repêchés ou de portés disparus devant lesquels le Parlement africain de la société civile ne veut plus rester les bras croisés. Il a décidé de saisir « la Cour pénale internationale » sur les responsables derrière cette tragédie.

« Nous avons des milliers de migrants qui meurent annuellement en essayant de traverser la mer sans que les responsables soient identifiés ou saisis », regrette Dro Kesse Jean Claude, président du Parlement africain de la société civile. « Que les responsabilités soient situés », ajoute-t-il, estimant que la CPI doit identifier les responsables de ces drames. La procédure, précise-t-il, n’est pas encore finalisée, « elle est en cours de préparation », mais le but derrière cette démarche consiste à « définir les droits des migrants », explique M. Dro Kesse. Pour rappel, la CPI est une juridiction pénale universelle permanente chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crimes contre l’humanité, de crime d’agression et de crimes de guerre. Elle fut créée par un traité signé à Rome en 1998. L’année dernière, des Etats africains, à l’instar du Burundi, de l’Afrique du Sud et de la Gambie, se sont retirés de cette instance car, à leurs yeux, la « CPI ne poursuit que les dirigeants panafricanistes ».