Le jeu morbide de la baleine bleue serait-il de retour ? Nous avons, sur ces mêmes colonnes, écrit et mis en garde contre ce phénomène qui a emporté une dizaine de jeunes adolescents, il y a un peu plus d’une année. La professeure Benelmouloud Ouafia, psychiatre, à travers une subtile analyse avait mis le doigt sur les raisons qui conduisent ces enfants « à jouer », car pour elle, « un enfant ne se suicide pas ».
Tout porte à croire qu’après une accalmie de quelques mois et la prise de conscience des parents, le jeu macabre qu’on a fini
par oublier a refait surface, cette fois à Ali-Mendjeli, au niveau de l’unité de voisinage 1, l’UV 1.
Moatez, un enfant de 12 ans, sans histoires, avait promis à sa mère de ramener une bonne moyenne pour le trimestre à venir, bien que celle du trimestre passé n’était pas faible. Une sorte de défi.
C’est dans ce sens, souriante, qu’elle lui demandera d’aller réviser ses cours. Il s’exécuta sans aucune contrainte et sans rechigner, et prenant le téléphone portable de sa maman pour « quelques interludes » entre les différents cours. Une demi-heure plus tard, sa mère le découvrira pendu à l’aide d’une bandoulière du cartable de sa sœur, accrochée tout en haut d’une armoire.
L’alerte a été donnée, mais il était déjà trop tard. Moatez, écolier en cinquième année primaire, avait rendu l’âme.
Ses camarades de classe sous le choc ont tous narré comment leur défunt camarade était accroc au jeu de la baleine bleue depuis plus d’une année, mais ne présentait aucun trouble ni signes prémonitoires d’un passage à l’acte fatal.
Le jeune espiègle a été emporté par le jeu qui a fait des dizaines de victimes à travers le monde. Un jeu qui consiste à proposer à ses adeptes de relever des défis, tous aussi « importants » les uns que les autres et dont l’épilogue était de se donner la mort… pour jouer.
Le ministère des Télécommunications avait promis l’année dernière, au moment où le jeu avait déjà fauché bon nombre de jeunes dont l’âge variait entre 11 et 16 ans, que le holà sera mis par des truchements sur la toile, et qu’il serait, dès lors, inaccessible à partir de l’Algérie.
Apparemment, le Russe, qui a mis au point ce jeu funèbre a plus d’un tour dans ses bits, a réussi à le remettre sur la toile pour le plus grand malheur des parents qui doivent dès lors redoubler d’attention.