L’activité de montage, ou ce qui est appelé le CKD, va connaître plusieurs changements dans son dispositif réglementaire. C’est ce que prévoit le plan d’action du gouvernement qui sera soumis, aujourd’hui, aux députés.

Ainsi, il est prévu la révision des textes réglementaires encadrant le dispositif CKD afin d’augmenter le taux d’intégration dans les activités de montage dans les différentes activités industrielles et promouvoir la sous-traitance. « Le gouvernement veillera à réviser les textes réglementaires encadrant le dispositif CKD, dans l’objectif d’augmenter le taux d’intégration nationale dans les activités de montage et d’assemblage, notamment dans les industries mécaniques, électriques, électroniques et de promouvoir les filières de sous-traitance dans ces domaines d’activité », lit-on dans le projet de plan d’action. Le même texte souligne que « les investissements dans les processus industriels des activités de sous-traitance bénéficieront d’un cadre incitatif d’accès au foncier et au financement et d’un régime fiscal préférentiel » et que les autres produits éligibles à une intégration nationale seront également identifiés et bénéficieront de mécanismes et outils pour leur développement et leur promotion. Il s’agira aussi de mettre en place un cadre juridique cohérent de promotion de l’investissement productif, notamment dans les industries agro-alimentaires, l’électronique et l’électroménager, les industries de matériaux de construction, les industries mécaniques, l’industrie pharmaceutique, les industries chimiques et les industries textiles et du cuir. «Un effort accru sera plus particulièrement investi pour développer les industries de transformation de matières premières, notamment agroalimentaires, sidérurgiques et en aval des hydrocarbures, avec le concours des investisseurs nationaux et étrangers», précise le document, mettant en avant l’engagement du gouvernement à dynamiser les programmes de mise à niveau des PME dans tous les secteurs d’activité et à encourager le partenariat entre entreprises publiques et privées, ainsi que la promotion des partenariats avec les investisseurs étrangers. Il est prévu aussi de développer les capacités nationales en matière de normes et de laboratoires de contrôles industriels. Aussi, le gouvernement compte renforcer le secteur public marchand, en effectuant une refonte de l’environnement juridique qui encadre la gestion des participations de l’Etat, de l’entreprise publique et du partenariat pour l’adapter aux nouvelles exigences que commande la politique de renouveau économique, acté par le Président de la République. Dans ce cadre, il sera procédé aux amendements nécessaires qui consacrent l’autonomie effective de la décision de l’entreprise publique et une flexibilité accrue de son fonctionnement. Pour l’accompagnement des entreprises, il est prévu de mettre un dispositif approprié d’assistance ou d’aide aux PME en difficulté, permettant l’assainissement des créances détenues par les opérateurs économiques sur les démembrements de l’Etat. Dans le même plan, il est aussi prévu une nouvelle forme de gestion et de réalisation des zones industrielles. Sur ce, l’Exécutif s’engage à mettre sur pied une approche nouvelle, consistant en un nouveau cadre institutionnel et juridique redéfinissant les rôles de tous les intervenants. Dans ce cadre, le gouvernement veillera à « réprimer sévèrement les tentatives de détournement du patrimoine foncier économique de sa vocation ou d’immobilisation indue sans réaliser les investissements annoncés ».