Après le «non» diplomatique de Lakhdar Belloumi pour être ambassadeur du dossier de candidature marocain pour l’organisation de la Coupe du monde 2026, il y a eu le « oui » présidentiel de l’Algérie. Ainsi, l’ancien numéro 10 de l’équipe nationale de football devrait pouvoir représenter le Royaume chérifien lors des différentes campagnes pour défendre la postulation.

Pourtant, le natif de Mascara avait, dans un premier temps, décliné la proposition faite par Hichem El Amrani, responsable du dossier marocaine pour organiser le Mondial 2026 et ancien secrétaire général de la CAF. «J’ai refusé l’offre du Maroc après avoir consulté les responsables algériens. Ils m’ont dit qu’il fallait éviter toute exploitation», avait révélé l’actuel entraîneur du GC Mascara à la Chaîne Ennahar TV. Celui qui a porté à 100 reprises la tunique de l’Algérie a précisé qu’il n’avait pas accepté l’offre malgré un gros chèque en jeu. «Les Marocains m’ont proposé une somme astronomique, mais j’ai refusé par respect à mon pays. Ce qui me dérange c’est qu’en Algérie, personne ne me sollicite», avait-il argué.

La réaction du Maroc attendue
Mercredi, il y a eu rebondissement puisque la Présidence de la République a donné son aval à « la star pour être l’ambassadeur de la candidature de ce pays frère.» Cette décision a obligé Belloumi à changer de discours et de posture. « Je peux vous confirmer que je serai bien ambassadeur pour la candidature du Maroc à l’organisation de la Coupe du monde 2026.  L’Algérie et le Maroc sont deux pays voisins, deux pays arabes, maghrébins, musulmans, deux pays frères. Je pense que les Algériens souhaitent qu’un événement de l’ampleur de la Coupe du monde soit organisé par le Maroc», a tempéré, dans un entretien accordé au magazine Jeune Afrique, celui qui sera ambassadeur du dossier du Maroc en compagnie de Samuel Eto’o (Cameroun) et Didier Drogba (Côte d’Ivoire).
Il a aussi tenu à préciser qu’il n’était pas contre l’idée. C’était juste le contexte politique qui l’avait obligé de refuser dans un premier temps. « Je n’ai pas dit que je refusais le rôle d’ambassadeur que me proposait le Maroc, mais simplement que je devais attendre l’accord du gouvernement avant de dire oui. Je ne pouvais pas y aller seul. À partir du moment où les autorités de mon pays ont donné leur feu vert, j’ai donc répondu à la proposition marocaine », a expliqué le Ballon d’Or africain. Reste maintenant à savoir comment le pays de Mohamed VI réagira à ce revirement de position. Affaire à suivre.