Sans surprise, l’équipe nationale de handball a réalisé une campagne désastreuse lors du Championnat du monde 2023 (11 – 29 janvier) qu’abritent la Pologne et la Suède. L’EN a bouclé le Mondial à l’avant-dernière place en montrant des insuffisances fatales à ce niveau. Le fait d’avoir gagné (33-34) le match pour éviter la dernière place face à l’Uruguay n’est qu’une maigre consolation pour une discipline sous perfusion.

Par Mohamed Touileb
La 16e participation de l’Algérie au rendez-vous planétaire de la petite balle intervenait dans un contexte de crise qui secoue la Fédération algérienne de handball (FAHB). Il aurait été miraculeux que notre « Sept national » puisse réaliser des performances de qualité dans une épreuve aussi relevée en termes de niveau et qualité de l’adversité.

Fébrilité et manque de préparation
Le Mondial, ce n’est pas la CAN. Et encore. Les deux sélections africaines, à savoir le Maroc et la Tunisie, que les « Verts » ont affrontées, nous ont battus. C’est dire à quel point le bilan présenté par les protégés de Rabah Gherbi est mauvais. A vrai dire, la 5e place à la dernière CAN était déjà un indicateur sur l’état de santé préoccupant de notre sélection. Et, depuis, les choses ne sont pas allées en s’arrangeant au niveau de la FAHB afin d’espérer avoir une équipe compétitive pour l’épreuve mondiale.
Au-delà des revers à la pelle, c’est le contenu qui est préoccupant. Privée de Messaoud Berkous, artificier par excellence et qui a dû déclarer forfait pour la compétition, l’Algérie se présentait déjà avec un atout en moins. Et cette absence n’a jamais pu être compensée malgré la présence d’un Ayoub Abdi sur lequel reposaient les espoirs pour tenter de maintenir l’embarcation à flot.
Le collectif n’était pas là et les individualités ne peuvent pas faire la différence à elles seules à ce « level ». Jamais nos handballeurs n’ont donné l’impression d’être sereins. Ils n’ont fait que payer le résultat des carences et du manque d’automatisme d’une équipe complètement perdue et qui n’a pu bénéficier d’une préparation adéquate.

Etat végétatif
La fébrilité était patente. Illustration avec la dernière sortie face aux Uruguayens. Même en menant par deux buts à la dernière minute, Arib & Cie ont failli être rattrapés au score dans un scénario qui ressemblait à celui vécu face aux Marocains, toujours dans la Coupe du Président où se retrouvent les mauvais élèves du tournoi. Cette participation vient donc délivrer un certificat médical plus que préoccupant pour le hand Dz. Le titre africain gagné sur nos terres en 2014 n’était qu’un coup d’éclat qui a caché le désastre à l’international. D’ailleurs, depuis ce couronnement, les résultats du Mondial sont très mauvais. Après avoir manqué les séquences 2017 et 2019, l’Algérie a évité le bonnet d’âne de justesse en 2021 (22e sur 24) et en 2023 (31e sur 32). <