Par Mohamed Touileb
Ça ne sera pas de la tarte. Et c’est le moins que l’on puisse dire. L’équipe nationale devra se défaire du Cameroun pour le dernier tour qualificatif à la Coupe du Monde 2022 prévu au mois de mars. Dans tous les cas, les cinq adversaires à tirer peuvent nous poser problème dans l’état actuel des choses. La mission de rémission sera importante d’ici là.
Deux mois pour reprendre les esprits et resserrer les rangs pour pouvoir apprivoiser les «Indomptables Lions». Il y a quelques mois, on s’y voyait déjà. On pensait que les «Verts» pouvaient évincer n’importe qui pour s’assurer la présence au Mondial qatari.
Mais après la déroute continentale dans la CAN-2021, les doutes sont là. Et il faudra les chasser afin de pouvoir se payer la peau des Camerounais. Djamel Belmadi se verrait bien disputer la Coupe du Monde dans son pays d’accueil comme il l’avait admis en novembre dernier. «Ce mondial sera peut-être le meilleur de toute l’histoire de la Coupe du Monde. J’habite au Qatar, je vois leur capacité à organiser de grands évènements, leur excellence et leur organisation», avait-il noté avant de passer l’écueil du Burkina Faso au terme du premier écrémage.

Bête noire en matchs officiels
Après la faillite au Cameroun justement, les «Fennecs» essayeront de se relancer face aux Camerounais qui ont, il faut le rappeler, pris part à 5 des 7 dernières Coupes du Mondes. En voyant l’aventure africaine compromise, Belmadi s’est voulu optimiste pour que ses poulains puissent rebondir à quelques semaines de passer l’ultime examen d’admission au Mondial. «Nous analyserons tout ça à froid. Il faudra se consacrer aux barrages. C’est trop tôt pour expliquer comment utiliser cet échec pour se relever. J’ai bien sûr une idée sur ce qui n’a pas marché», se projetait déjà le successeur de Rabah Madjer.
Le premier responsable de la barre technique des «Guerriers du Désert» avait reconnu que l’équipe «est dans le doute» non sans prôner un discours de remobilisation en notant qu’«il va falloir se remettre dans les barrages. Une Coupe du monde, ce n’est pas rien. Il va falloir travailler désormais». Le sort a voulu qu’ «El-Khadra» joue un adversaire qu’elle n’a jamais dominé en match officiel.
Le bilan des confrontations est sans appel : 5 victoires, 2 nuls et 0 défaite en faveur du Cameroun. En tout cas, il faudra démentir ces chiffres dans deux mois. La fenêtre FIFA durera du 21 au 29 mars avec des dates des rencontres à définir. Islam Slimani & cie doivent se tenir prêts.