La 99e réunion ministérielle de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OPAEP) s’est tenue dimanche au Koweït. La réunion a permis aux pays membres de prendre connaissance et de débattre, entre autres, des résultats et recommandations des comités techniques de l’Organisation à la lumière des développements survenus sur le marché pétrolier mondial

, ainsi que des préparatifs en prévision du 11e Congrès arabe de l’énergie. A propos de cette rencontre, Mohamed Saïd Beghoul, expert en énergie, joint hier par nos soins, dira que ce 11e congrès arabe de l’énergie aura un «cachet assez particulier» du fait que d’ici sa tenue beaucoup de choses pourraient se passer ou évoluer. Pas moins de six pays membres de l’OPAEP sont aussi membres de l’Opep et la question sur l’avenir de l’Accord Opep-Non Opep au-delà de la fin de 2018 «sera certainement à l’ordre du jour». Pour l’universitaire, ce congrès se tiendra, en octobre 2018, trois mois avant l’arrivée à terme de la reconduction de l’accord Opep-Non-Opep, décidée le 30 novembre dernier. Peut-être, que ce congrès, une sorte d’Opep dans l’Opep, aura l’occasion d’«édicter certaines orientations à l’Opep quant à la manière de gérer l’après-accord durant l’année 2019. Ce 11e congrès «ne pourrait être à l’abri de la géopolitique avec la dernière décision de la Maison-Blanche de reconnaître El Qods comme capitale d’Israël, bien que le marché pétrolier n’y a pas beaucoup réagi». Mais, ajoute Dr. Beghoul, «tout peut basculer dans un sens ou dans l’autre en l’espace d’une année». Qu’en est-il de l’Algérie ? «Je ne pense pas qu’un pays membre, pris isolément, puisse avoir, à lui seul, un enjeu à défendre au sein du groupe». Aux yeux de l’expert, «seul, peut-être, les gros producteurs pourraient influer, un tant soit peu, sur les décisions qui seront arrêtées comme recommandations à l’Opep». L’objectif de l’Algérie, ajoute-t-il, est de voir le congrès «sortir avec des résolutions qui seront en harmonie avec les objectifs de l’Opep, la seule entité à pouvoir agir directement sur le marché». Et d’ajouter : «Nous ne sommes plus dans les années 1970 quand les arabes de l’OPAEP avaient décidé un embargo sur l’Occident.» Si Dr. 

Beghoul souligne que ce congrès porte sur l’énergie en général (EnR, gaz, pétrole,…), il précise que les hydrocarbures seront au centre des discussions comme toujours du fait que les pays arabes ne tirent leurs profits que de cette richesse. Par ailleurs, il y a lieu de préciser que l’OPAEP est une organisation internationale intergouvernementale, fondée en 1968 par le Koweït, la Libye et l’Arabie saoudite. L’Algérie y a adhéré en 1972. Cette organisation, dont le siège est à Koweït, tend à coordonner les politiques énergétiques des pays arabes dans le but de promouvoir leur développement économique. Sur le plan régional, elle organise la coopération sur le développement du pétrole, les projets collectifs et l’intégration régionale. <