Le chef de la diplomatie sahraouie, Mohamed Salem Ould Salek, a dénoncé, samedi, la poursuite des «tentatives injustes visant à confisquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination», en violation de la légalité internationale, affirmant que «la crédibilité de l’ONU est en jeu». «Nous assistons, aujourd’hui, avec rejet et désapprobation à la poursuite des tentatives injustes visant à confisquer le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, à l’indépendance et à la souveraineté, en totale violation des résolutions de la légalité internationale», a déclaré M. Ould Salek, cité par l’agence sahraouie SPS.
«Cette approche est injuste et n’a pas d’avenir, aussi cachée soit-elle dans des termes et des phrases éloignés de l’esprit et de la lettre de l’accord, conclu entre les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Royaume du Maroc, en 1991, sous la supervision des Nations unies et de l’Organisation de l’unité africaine, qui a été adopté à l’unanimité par le Conseil de sécurité», souligne le ministre sahraoui des Affaires étrangères, affirmant que cette approche est «vouée à l’échec».
Ould Salek rappelle que «l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, comme élément de l’accord» avait pour «seul objectif, la création des conditions propices et nécessaires pour l’organisation du référendum». Mais «le retrait du Maroc de cette voie, à mi-chemin, avec la bénédiction et le soutien de pays bien connus, a conduit, malheureusement, à la reprise de la guerre, qui ne s’arrêtera plus jusqu’à la fin de l’occupation marocaine illégale de notre pays et le respect de nos frontières et les droits sacrés de notre peuple pour lesquels il a tant sacrifié et sacrifiera encore avec toutes ses forces», met-il en garde.
Dans sa déclaration, le ministre relève que «la partie sahraouie, qui a fait preuve de la plus grande retenue pendant trois décennies et a coopéré avec tout le sérieux, la sagesse et la responsabilité avec les Nations unies, tous les secrétaires généraux et envoyés successifs, ainsi qu’avec la Minurso, n’acceptera jamais que l’on porte atteinte, d’un iota, aux droits inaliénables du peuple sahraoui, à la nature juridique de la cause sahraouie comme une question classique de décolonisation ou à la situation de belligérance dans le conflit entre les deux parties, à savoir le Front Polisario et le Royaume du Maroc». Le conflit sahraoui-marocain n’entrera dans une étape de solution pacifique, consensuelle, réaliste, juste et définitive que si le Conseil de sécurité fixe la date de l’organisation du référendum, pour lequel a été instituée la Minurso, et le Maroc renouvelle son engagement et son adhésion au Plan de Règlement, a-t-il indiqué. n