Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, a procédé, hier, à l’installation officielle du comité d’organisation des Jeux africains de la jeunesse d’Alger (COJAJ) 2018. Cela s’est passé, au complexe olympique Mohamed-Boudiaf à Alger, en présence du président du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf, et du Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh.

Aussi, il est utile de noter, au passage, que la présence de Berraf dans cette cérémonie prouve, si besoin est, que le conflit qui l’a opposé à l’ex-ministre de la Jeunesse et des Sports est bel et bien relégué aux oubliettes.
D’ailleurs, lors de son passage au Forum du Courrier d’Algérie, avant-hier, le président du COA, Mustapha Berraf, avait bien précisé qu’il travaille en toute sérénité et en étroite collaboration avec le nouveau ministre des Sports et les fédérations. «On a toujours respecté l’ex-ministre et même s’il est parti, on continuera de le respecter… », a-t-il dit.
Cette nouvelle page ouverte entre le COA et le MJS est de bon augure pour les prochaines échéances qui attendent notre pays. A commencer par les Jeux africains de la jeunesse d’Alger (JAJ) 2018, qui sont prévus du 18 au 28 juillet prochain. Les JAJ sont des compétitions destinées aux athlètes de la catégorie d’âge entre 14-18 ans.
Dans son allocution lors de l’installation du COJAJ-2018, le nouveau responsable du secteur de la Jeunesse et des Sports a déclaré qu’«il est indispensable de réussir l’organisation de cette grande  manifestation continentale, car l’Algérie a toujours répondu présent lors des précédents grands évènements qu’elle a accueillis jusqu’ici, et elle  doit donc rester égale à elle-même».

«Veiller à la bonne organisation»
Parmi les grands évènements internationaux déjà organisés par l’Algérie : les Jeux méditerranéens de 1975, les Jeux africains de 1978, les Jeux  arabes de 2004, les jeux arabes scolaires de 2005 et les Jeux africains de 2007.
«Le Comité d’organisation des JAJ-2018, que nous installons officiellement aujourd’hui, aura pour mission de veiller à la bonne organisation», a déclaré Hattab, assurant être «prêt à collaborer étroitement avec les  différents secteurs», pour aider dans cette perspective.
Le ministre n’a pas omis de souligner «tout l’intérêt accordé par le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, à cette manifestation sportive», avant d’ajouter que «c’est un honneur pour notre pays d’accueillir les athlètes africains, qui trouveront tous les conditions nécessaires afin de bien réussir ces Jeux sur tous les plans».
Le patron du MJS a précisé, par ailleurs, qu’il sera lui-même le président de ce comité d’organisation, et que le président du comité olympique et sportif algérien, Mustapha Berraf, et le Wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, seront respectivement ses premier et second vice-présidents.

3 000 athlètes attendus pour 31 disciplines
Cette troisième édition des JAJ devrait enregistrer une participation record de 3000 athlètes, qui seront appelés à concourir dans 31 disciplines sportives différentes.
L’Algérie sera présente avec pas moins de 302 athlètes. Sur le plan logistique, un chargé d’études et de synthèse (CES) au MJS a annoncé les sites retenus pour les compétitions et la prise en charge des athlètes et des délégations en matière d’hébergement et de restauration. Pour les sites, il a cité le Complexe Mohamed-Boudiaf, la salle Harcha, Bordj El-Kiffan, Souidania, El Biar, Ben Aknoun, Douéra et Eucalyptus. Question communication et information, le centre de presse sera installé au niveau du stade du 5-Juillet alors qu’un site officiel sera très prochainement opérationnel.
Enfin il est utile de rappeler que le gouvernement algérien a accordé 70 millions de dollars au Comité d’organisation des 3es Jeux Africains de la Jeunesse (JAJ-2018) pour la réussite de cet évènement, dont cinq disciplines sont qualificatives aux jeux Olympiques de la jeunesse (JOJ-2018). La première édition des JAJ a été organisée à Rabat au Maroc, alors que la capitale botswanaise, Gaborone, en a abrité la 2e édition.