Hier à Alger, le Forum d’affaires algéro-britannique avait une forte odeur de Brexit et d’espoir que la sortie du Royaume-Uni de l’Union économique européenne (UE) ait un effet positif sur la relation économique et commerciale entre Alger et Londres. Aussi bien les patrons du Forum des chefs d’entreprise (FCE) que les représentants du Developing Markets Associates (DMA), co-organisateurs de l’évènement, qui n’est pas le premier du genre mais qui intervient cette fois dans un contexte inédit, marqué par le Brexit, étaient d’accord pour affirmer que le divorce britannique avec Bruxelles constitue une « occasion » pour booster le rythme et le flux des affaires entre Algériens et Britanniques à différents niveaux et secteurs de la coopération et du partenariat. «Une nouvelle ère s’annonce dans la coopération entre les deux pays », a résumé hier le représentant du gouvernement algérien, le directeur du département Europe au ministère des Affaires étrangères, dont l’intervention a ouvert les travaux du Forum d’affaires. « Les occasions d’affaires vont à coup sûr se multiplier (…) il faut que d’ici le 1er janvier 2021, le cadre juridique des accords de partenariat et d’investissements soit fin prêt (…) Les gouvernements des deux pays doivent entamer, sans perdre de temps, des négociations pour un accord global qui encadre la coopération bilatérale dans ses différents aspects », a déclaré Mohamed Haneche. Côté britannique, on évoque la mobilisation de trois milliards de Livres sterlings pour l’objectif de concrétiser ce projet de partenariat avec l’Algérie. L’ambassadeur du Royaume-Uni à Alger a, par ailleurs, annoncé des mesures de renforcement du bilatéral algéro-britannique à l’échelle culturelle et linguistique. « Le gouvernement britannique va financer entièrement la création du nouveau centre culturel britannique et l’ouverture d’écoles car nous voulons nous aussi contribuer à cet engouement d’apprendre la langue anglaise, ressenti chez beaucoup de jeunes Algériens », a déclaré l’ambassadeur.