C’est l’heure du changement au Front des forces socialistes (FFS). Un nouveau secrétariat national a été nommé, moins d’un mois après le congrès extraordinaire qui a vu l’aile d’Ali Laskri l’emporter face à l’aile incarnée par Baloul. Lors d’une  session extraordinaire du Conseil national, tenue hier

, au siège du parti, le premier secrétaire national, Mohamed Hadj Djilani, a «conformément à l’article 51 des statuts», choisi son secrétariat, indique le FFS dans un communiqué. Une composante qui, comme attendue, a donné lieu à beaucoup de surprises, au vu des promesses lancées il y a quelques jours par Ali Laskri, qui laissait entendre qu’«une nouvelle page» allait être ouverte au sein de cette formation politique d’opposition. Dans la liste de Hadj Djilani, les noms des cadres qui se sont rangés du côté du fameux «cabinet noir» qu’incarne le cercle des Baloul, ont été rayés. Il s’agit surtout de Chafaâ Bouaiche, secrétaire national chargé au groupe parlementaire, Hassane Ferli chargé à la communication, Youcef Aouchiche à l’organique, mais aussi de Salima Ghezali, conseillère auprès de l’Instance présidentielle. Si Bouaiche a pu sauvegarder sa qualité de chef de groupe, sans être membre du secrétariat, ce n’est pas le cas des autres. A l’organique, on retrouve désormais Ali Derras, à la place de l’actuel P/APW de Tizi Ouzou, alors qu’à la communication, on retrouve Jugurtha Abbou, militant de la fédération de la même wilaya, en remplacement de Ferli. Quant à la députée Salima Ghezali, elle a simplement été sacrifiée. Le FFS a créé à la place un cabinet conseils auprès du premier secrétaire, composé de 7 membres. Dans ce cabinet, l’on notera la présence d’Ahmed Djedaï et de Dalila Taleb, deux figures de proue du parti et dont les positions sont connues et reconnues de tous et qui, durant des années, étaient marginalisés et soigneusement tenus à l’écart. Dans le cabinet siège aussi Abdelmalek Bouchafa et Malek Sadali. Une autre tête pensante du FFS revient à la direction à l’occasion de ce vaste remaniement. Il s’agit du sénateur Moussa Tamadartaza, victime d’une marginalisation caractérisée, victime collatérale de la crise interne induite par l’affaire Halet. Tamadartaza est désormais membre du secrétariat national, chargé de l’analyse et la prospective. Pour le reste des secrétaires, on y trouvera de nouvelles figures, comme Yahia Boukelal, chargé de l’animation politique, Karim Natouri, chargé des droits de l’Homme, Mohamed Klaleche, aux relations avec les institutions et les partis et Farid Bouaziz, chargé du développement du parti. Les jeunes militants auront leur part, puisque  le parti a réhabilité un secrétariat chargé des relations avec le mouvement estudiantin, dont le secrétaire est Massinissa Boussekine. Celui en charge de la promotion de la jeunesse sera dirigé par Koussaila Idir. Le secrétariat national à la formation est attribué à Nabila Smail, alors que Nacer Abdoune, est nommé directeur de l’Ecole de formation «Ali Mecili». Pour le secrétariat chargé des finances et de l’administration, c’est Madjid Lemdani qui en prend la tête, tandis que Nora Mahiout est en charge des affaires juridiques et Abdelhafidh Kasri des anciens de 1963.  
Par ailleurs, le premier secrétaire national a présenté son plan d’action, lequel «a été adopté par les membres du conseil national», explique une source du parti. Sa feuille de route s’articule sur la restructuration du parti au niveau de la base, avec comme objectif la préparation de la conférence d’audit démocratique, la conférence des élus et, enfin, à l’horizon de début 2019, du sixième congrès ordinaire que le FFS veut «rassembleur». <