Après avoir exprimé sa désapprobation sur l’obligation faite aux formations politiques d’avoir 4 % des suffrages lors des échéances précédentes, Jil Jadid a rendu publiques les propositions qu’il a formulées à la lumière de la mouture de la future loi organique relative au régime électoral.
En plus de ses positions sur certaines dispositions, le parti, présidé par Soufiane Djilali, recommande à l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), qui encadre administrativement depuis la dernière présidentielle les opérations de vote, de faire un travail de communication et d’explication sur le mode de scrutin proportionnel avec listes ouvertes, introduit par les législateurs.
Jil Jadid a émis une réserve dans ce sens sur l’article 167 de l’avant-projet, qui stipule que les membres de l’APC et de l’APW sont élus pour un mandat de 5 ans au scrutin proportionnel avec listes ouvertes et par vote préférentiel sans panachage, invitant l’instance de Mohamed Charfi à expliquer de «manière détaillée ce scrutin et à intensifier la communication à l’adresse de l’électeur afin d’éviter l’augmentation du nombre de bulletins nuls».
Sur le contenu de la mouture, Jil Jadid a appelé à la suppression de la condition requise des 4% des suffrages exprimés lors des précédentes élections, et celle d’au moins 10 élus au niveau des Assemblées populaires locales de la wilaya concernée, exigeant que les signatures pour les listes indépendantes soient faites électroniquement, sans avoir besoin d’approbation et de signature par un agent public.
Le parti a suggéré que la liste des candidats aux Assemblées populaires communales (APC) et de wilaya (APW) comprenne un nombre de candidats supérieur de 30% à celui des sièges à occuper.
S’agissant des conditions que doit remplir le candidat à l’APC ou à l’APW, énoncées dans l’article 182, Jil Jadid a plaidé pour la suppression des deux conditions d’âge et de bonne conduite en raison de l’absence de mécanismes juridiques clairs permettant une vérification dans ce sens.
Pour ce qui est de la condition devant être remplie par le candidat à l’APN contenue dans l’article 198, le parti a suggéré «la suppression de l’inscription à la circonscription électorale dans laquelle «il se porte candidat dans la mesure où le mandat parlementaire est un mandat national, proposant également la suppression des deux conditions liées à l’âge et à la bonne conduite. Jil Jadid a également demandé la suppression de la «condition de compléter tout le mandat dans les Assemblées populaires locales pour se porter candidat», pour l’élection des deux-tiers des membres du Conseil de la Nation, comme énoncé dans l’article 219.
La même formation politique a fait part aussi de ses remarques concernant le chapitre relatif à la campagne électorale et à son financement, proposant de relever la valeur de don de 1 000 à 10 000 DA. Pour Jil Jadid, «le plafonnement du don devant être versé via les mécanismes précités, a pour but d’alléger les procédures de perception des dons à valeur monétaire minime, tout en respectant les autres dispositions relatives au financement des campagnes électorales prévues par la loi.
La formation politique a également demandé l’amendement de l’article 102 qui stipule que l’Etat se charge d’encourager les candidatures indépendantes des jeunes, en vue de contribuer à la vie politique, recommandant plutôt «la suppression des candidatures des indépendants». Le parti a estimé nécessaire d’encourager la participation des jeunes dans la vie politique sans distinction, aussi bien ceux qui se sont portés candidats sous la bannière d’un parti politique ou dans une liste indépendante.