Si les enseignants des trois cycles ont été appelés à répondre au sondage de la tutelle, via une plateforme numérique sur le mode de scolarisation durant l’année 2020/21, ce n’est pas le cas des parents d’élèves qui n’ont pas été consultés à ce sujet, indique Ali Benzina, président de l’Organisation nationale des parents d’élèves (ONPE).

PAR Milina Kouaci
Mais le fait de ne pas les associer dans ce sondage n’empêche pas les parents d’élèves de plaider la reconduction de ce mode de scolarisation et de répartition des élèves de la même classe. Ces derniers se disent cependant plutôt « favorables » à la reconduction du mode de scolarisation par groupes, adopté dans le cadre des mesures prises pour faire face à la pandémie de coronavirus, mais en exprimant des réserves sur le volume horaire et l’aspect organisationnel des cours.
La propagation du coronavirus a imposé de prendre les mesures nécessaires pour la préservation de la santé des élèves et du personnel du secteur en répartissant les élèves de chaque classe en deux groupes. « La surcharge de classe a toujours effrayé les parents et leurs enfants. Par conséquent, nous avons salué la décision de réduire le nombre d’élèves dans chaque classe, sauf que les emplois du temps ont été élaborés en fonction de la capacité d’accueil de chaque établissement, du nombre d’élèves, et des groupes pédagogiques avec une réduction proportionnelle du volume horaire pour chaque matière, entraînant une augmentation du volume horaire pour l’enseignant qui subit une pression », dit M. Benzina.
Il plaide à ce propos pour le recrutement d’enseignants et de construire des écoles pour pallier au déficit des deux. « Les enseignants avaient du mal à avancer dans l’application du programme scolaire et la pression qu’ils subissaient s’est répercutée sur les élèves ». A ses yeux, le déficit d’enseignants affecte également les classes dans des matières essentielles et embarrasse les élèves des classes finales.
La solution réside dans la construction de nouveaux établissements et le recrutement des enseignants pour un meilleur encadrement et une meilleure assimilation des élèves et garantir les performances pédagogiques de l’Ecole algérienne et de l’adapter au niveau des élèves et de leur nombre en classe, regrettant que les promesses ne soient pas suivies de manière efficace.
S’agissant de l’alternance de groupe éloigne l’élève de son école. Il est pour la refonte du système éducatif qui exige « une volonté politique ». « Il faut revoir le programme scolaire en consultant les pédagogues et les spécialistes. L’année scolaire a débuté en novembre et s’est terminée avant l’heure dans plusieurs établissements en raison des grèves dans le secteur ».
Concernant le sondage du ministère de tutelle sur le mode de scolarisation, notre interlocuteur estime que le sondage aura le même sort que la plateforme numérique de l’éducation pour la promotion des travailleurs du secteur, fermé en avril, quelques mois après son lancement, sachant que le personnel enseignant est encore mobilisé au niveau des centres de compostage et de correction des copies des épreuves du bac débutée samedi.