Porter un masque n’est pas signe de maladie ! Une affirmation qui semble tellement évidente que cela peut paraître surprenant de la mettre noir sur blanc, mais pourtant la mentionner est devenue une urgence. Le constat est là. Dans la majorité des régions algériennes, les gens ne portent plus de masques. Les raisons sont multiples, mais le résultat est le même, les risques de contamination sont de plus en plus grands. Le relâchement est général et le danger a sensiblement augmenté ces derniers jours. Deux faits observés avant-hier sont venus pour démontrer que les menaces sur la santé des citoyens sont bien réelles.
Il y a le bilan publié ce jour là par le ministère de la santé et de la planification concernant la situation sanitaire en relation avec la Covid-19. La barre des 200 cas avait été franchie mardi, avec 232 cas enregistrés. Une augmentation sensible qui confirme la tendance à la hausse constatée depuis plusieurs jours déjà.
Le même jour a eu lieu une réunion « d’évaluation de la situation pandémique en Algérie », présidée par le Chef de l’Etat et à laquelle ont participé (en plus du Premier ministre) pas moins de 8 membres du gouvernement (7 ministres et un secrétaire d’Etat). Aux dix personnes citées plus haut, il faut ajouter, tel indiqué dans le communiqué d’El Mouradia, « des responsables des organes sécuritaires et des membres du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Coronavirus ». Le profil des présents à cette réunion est déjà un indice de la gravité de la situation sanitaire du pays. Il est maintenant clair que le temps est à la mobilisation. Cette dernière est différente selon le niveau de responsabilité de chacun. Aux tenants du pouvoir de trouver des solutions pour la disponibilité des vaccins et pour contrer les variants de la Covid-19 qui ne cessent de se propager. En attendant la concrétisation des promesses et l’application des solutions, les citoyens algériens vont devoir compter sur eux-mêmes pour s’épargner et épargner leurs proches. Il faut à chaque fois le noter et le rappeler, vaut mieux prévenir que guérir. Et comment ne pas sonner l’alerte quand le bilan des dernières 24 heures, donné hier par le ministère de la Santé faisait état de 236 nouveaux cas contaminés !