L’Algérie a enregistré plus de 47,01 millions d’abonnés à la téléphonie mobile (GSM, 3G et 4G) en 2021, soit une progression de 1,5 million d’abonnés actifs comparativement à l’année d’avant (45,55 millions), a indiqué l’Autorité de régulation de la Poste et des Communications électroniques (ARPCE) dans son dernier rapport, précisant que l’opérateur Mobilis est en tête avec le plus grand nombre d’abonnés, suivi de Djezzy et Ooredoo.

PAR INES DALI
Les abonnés au réseau GSM sont au nombre de 5,23 millions (6,78 millions en 2020), soit une baisse de 11,83%, contre 41,78 millions d’abonnés au réseau 3G/4G (38,77 millions en 2020), soit une progression de 7,76%, selon la même source, qui ajoute que le taux de pénétration au réseau de la téléphonie mobile, évalué à 106,71% durant l’année 2021 (103,58% en 2020), a enregistré une légère hausse de 3,13 points en une année.
Le trafic voix généré dans les réseaux de téléphonie mobile a atteint un volume de 41 772 millions de minutes en 2021 (+1,35% par rapport à 2020), dont 36 108 millions de minutes réalisés en intra-réseau, 5 614 millions en trafic national sortant, 29 millions en trafic international sortant et 21 millions en trafic international entrant. Quant au trafic SMS, il a atteint un volume de 2 609 millions de SMS (+21,29% par rapport à 2020), dont 2 286 millions réalisés en intra-réseau, 296 millions en trafic national sortant, 3 millions en trafic international sortant et 24 millions en trafic international entrant, selon le même rapport publié par l’APS.
Revenant aux opérateurs, il est noté que Mobilis se classe premier avec 19,82 millions d’abonnés à la fin de l’année 2021, contre 18,97 millions à la même période de 2020. Djezzy est deuxième avec 14,59 millions d’abonnés en 2021 (14,36 millions à la même période de 2020) et Ooredoo, troisième, avec 12,59 millions d’abonnés (12,21 millions en 2020).
Pour la téléphonie fixe, il est relevé une hausse de près de 700 000 abonnés en une année. Leur nombre est passé de 4,78 millions en 2020 à 5,09 millions en 2021, dont 4,64 millions sont des abonnés résidentiels et 450 400 professionnels. En 2021, les abonnés aux réseaux de téléphonie fixe résidentiels représentaient 91,16% du total des abonnés de la téléphonie fixe, contre 8,84% d’abonnés professionnels.
L’Autorité de régulation précise, en outre, que sur le nombre total des abonnés aux réseaux de téléphonie fixe à fin 2021, 3,57 millions sont abonnés aux réseaux filaires, 1,3 million aux réseaux sans fil 4G LTE et 165 244 au réseau FTTH (fibre optique jusqu’au domicile). Le taux de pénétration aux réseaux de téléphonie fixe est estimé, quant à lui, à 11,57% au 31 décembre 2021, comparativement à la même période de 2020 où il était de 10,88%, soit une légère progression de 0,69%.
Pour ce qui est de la proportion des ménages disposant d’une ligne de téléphonie fixe, il est relevé une évolution en une année, passant de 65,27% en 2020 à 69,41% en 2021, soit une évolution de 4,14%, note le rapport élaboré sur la base d’une population estimée à 44,06 millions et un nombre de ménages estimé à 7,34 millions au 31 décembre 2021.
Près de 41 millions d’abonnés à l’internet mobile
Concernant l’internet, le même rapport fait état de près de 46 millions d’abonnés à l’internet fixe et mobile en 2021, soit une hausse de 7,97% par rapport à 2020. Ainsi, 45,94 millions d’abonnés à l’internet fixe (ADSL, FTTH et 4G LTE/Wimax) et mobile (3G et 4G) ont été enregistrés au 31 décembre 2021 contre 42,55 millions durant la même période de 2020. Le nombre d’abonnés à l’internet fixe a dépassé les 4,16 millions, soit 9,06% du nombre global, et à l’internet mobile les 41,78 millions (90,94% du nombre global) à la fin décembre 2021.
L’évolution du secteur démontrée par les chiffres de l’ARPCE devrait se poursuivre à travers tout le territoire national pour assurer une couverture «globale et équitable» aussi bien pour la téléphonie fixe que mobile, a indiqué le ministre de la Poste et des Télécommunications, Karim Bibi-Triki, lors de son intervention au Conseil de la nation, ajoutant que le secteur œuvre à l’amélioration des services internet en assurant les infrastructures et en renforçant le débit. «Des services internet et de couverture réseau de téléphonie (fixe et mobile) nécessitent la libération de «bandes de fréquences supplémentaires», ce qui est, selon le ministre, «un facteur clé dans l’amélioration de la qualité des prestations».
Assurer une couverture «globale et équitable des réseaux fixe et mobile au niveau de l’ensemble des wilayas est l’une des priorités du secteur qui s’attèle à promouvoir le niveau des prestations fournies et combler les lacunes», a souligné le ministre. L’ARPCE veille, de son côté, au contrôle et à l’évaluation de l’état d’engagement des opérateurs de téléphonie mobile aux dispositions des cahiers des charges au niveau des agglomérations et des axes routiers, a-t-il dit, relevant que celle-ci a organisé une campagne qui a permis de constater le non-respect de certaines dispositions des cahiers des charges par les opérateurs qui se sont vus accorder des délais pour remédier aux lacunes, a-t-il rappelé.
«Les cahiers des charges relatifs aux réseaux 2G et 3G obligent les opérateurs à assurer une couverture des axes routiers nationaux et l’autoroute en observant les conditions liées à la disponibilité du réseau de l’énergie électrique», a-t-il précisé. La perturbation enregistrée dans la couverture du réseau 4G, notamment au Sud et certains axes routiers, est due à l’absence de sources d’énergie électrique», a-t-il noté, rassurant que l’exploitation de l’énergie solaire est en cours pour fournir l’électricité. n