Le Président de la République présidera aujourd’hui la réunion devenue périodique du Conseil des ministres au cours de laquelle il sera question des thématiques de l’heure concernant la gestion du pays. La prévention et la lutte contre la discrimination, le discours de haine, la sempiternelle question de l’état du foncier industriel, la gestion des zones industrielles, les perspectives de relance et de développement des activités culturelles, la production culturelle, l’industrie cinématographique, la jeunesse et les sports ainsi que le tourisme et à l’artisanat et enfin la stratégie de communication gouvernementale. L’activité du conseil des ministres donne l’air d’un retour à une activité plus soutenue en adéquation avec les urgences qui sous-tendent la situation du pays. Seulement il ne faudrait point se limiter à une activité mécanique et machinale dont les citoyens ne verront point l’effet sur le terrain. La réalité économique du pays exige en effet de retourner rapidement au travail et à la célérité dans un cadre de rigueur devenu indispensable. Aujourd’hui que le gouvernement a opté pour la franchise et le dire vrai, il ne reste plus de place pour la démagogie et le langage populiste. Il s’agit d’inculquer par l’exemple la valeur du travail seule à même de nous sortir du bourbier actuel. Les temps sont difficiles dans un monde de plus en plus insensible. Le dire ce n’est nullement faire dans l’alarmisme forcé, mais bien faire preuve de lucidité. Pour pouvoir se prémunir. Il y a un essoufflement du projet national en demande d’un élan pour le relancer. Il y a une fragilisation par l’immobilisme dans un pays où les besoins et les attentes grandissent. Et qui a besoin urgemment que le rapport de l’Etat à la société change. Ce pays a besoin d’une véritable mise à jour sur tous les plans. Il s’agit de rendre efficace l’administration, mener une guerre sans merci à la corruption et retrouver les valeurs du travail et le sentiment d’appartenance.