Les agents de contrôle sont affiliés à la centrale syndicale UGTA et comptent sur la solidarité de leurs collègues du Snapap pour des revendications, vieilles de trois ans.
Le malaise dans le secteur du Commerce perdure avec la décision des agents de contrôle et de l’anti-fraude d’aller vers une grève «illimitée» à partir d’aujourd’hui. Ces agents sont affiliés au Syndicat national des travailleurs du commerce (SNTC), une organisation qui milite sous l’égide de la centrale syndicale UGTA. Leur mouvement risque d’avoir des conséquences sur l’encadrement et la régulation du marché des produits de large consommation qui souffrent déjà de dépassements importants en termes de respect de la qualité et des pratiques commerciales édictées par la loi. En effet, des milliers de fonctionnaires affirment ne plus être en mesure d’assurer leur mission jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Les deux réunions de concertation et de conciliation avec l’Inspecteur général du ministère du Commerce n’ont pas abouti.
A la fin de ces deux sessions, qui ont concerné un autre syndicat, le Snapap, le SNTC a convoqué une réunion de son bureau national pour annoncer l’échec du dialogue et la déclaration de grève «illimitée». «On s’attendait à ce que la tutelle réponde à une partie de nos revendications pour qu’on poursuive le dialogue avec elle, mais il s’est avéré qu’aucune revendication pouvant apaiser la colère des agents de contrôle n’est satisfaite», a indiqué, hier, le syndicat dans un communiqué.
Le SNTC accuse la tutelle d’ignorer sa plateforme de revendications et d’avoir «opté» pour de simples procédures qui ne répondent à aucune revendication», en allusion aux propos de l’Inspecteur général qui leur a signifié que le ministère a saisi le Premier ministère sur des revendications qui dépassent sa compétence et qu’ils travaillent sur des dossiers qui sont de sa prérogative.
Toutefois, le ministère semble vouloir dissuader les agents de contrôle affiliés au Snapap d’aller vers une grève ouverte. Ce syndicat, qui avait observé aux côtés du SNTC le mouvement de grève, du 3 au 5 janvier et du 10 au 13 du même mois, a publié un compte-rendu de sa rencontre avec l’Inspecteur général du ministère du Commerce et manifesté «implicitement» sa satisfaction des promesses du ministère vis-à-vis des revendications qu’il soulève. «Suite à ces évolutions, nous avons décidé de nous réunir et de nous concerter afin de décider des actions à entreprendre», précise le syndicat.
Il y a lieu de rappeler que les revendications socioprofessionnelles soulevées par l’organisation syndicale datent de 2018. Elles ont pour objectif d’améliorer les conditions et moyens du travail. Elles portent sur la révision du statut particulier des fonctionnaires du secteur, sur la révision du décret exécutif 205/11 portant régime indemnitaire des corps spécifiques du secteur du commerce.
Ils réclament une promotion à des grades supérieurs, le versement des sommes obtenues du recouvrement des contraventions rédigées par les agents de contrôle dans le compte spécial créé suivant la loi 238-06, portant création de la caisse des recettes complémentaires, et sur la réactualisation de la prime de l’IFRC.