Quelque 2.200 personnes sont mortes dans des explosions de mines terrestres et 5.500 autres ont été blessées l’année dernière, a indiqué l’ONU, déplorant que ces bombes, répandues sur de vastes zones, «continuent d’anéantir» la vie des civils même après la fin des combats et du conflit.

Dix ans après l’entrée en vigueur de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, les pays ont tenu la deuxième Conférence d’examen afin de suivre les progrès réalisés dans la mise en œuvre des mesures, selon le site officiel de l’ONU. En février prochain, les Etats parties devraient tenir la deuxième conférence d’examen du traité sur l’interdiction des mines terrestres. Les signataires du document se réunissent chaque année pour discuter des progrès réalisés dans l’élimination de ces munitions, dont les bombes à fragmentation. Présidée par le Représentant permanent de la Suisse, Félix Baumann, la Conférence de révision, est soutenue par des organisations internationales et des représentants de la société civile. L’objectif est de revoir le cadre actuel et de convenir d’un plan pour les cinq prochaines années, ajoute la même source. Les pays signataires du Traité agissent pour nettoyer les bombes à fragmentation laissées par les conflits et les guerres, en rendant les villes plus sûres et en aidant les producteurs ruraux à cultiver en toute sécurité. Un autre plan tout prêt consiste à protéger les enfants qui traversent ces zones, souvent à pied, pour aller à l’école. Les signataires apportent également un soutien aux survivants de ces explosions. En travaillant en étroite collaboration avec la société civile et les organisations internationales, les Etats ont pu négocier la Convention sur les bombes à sous-munitions, qui est devenue une loi internationale juridiquement contraignante le 1er août 2010. A ce jour, 110 pays ont adhéré à la Convention et se sont engagés à mettre en œuvre toutes les obligations. Le secrétaire général des Nations unies appelle régulièrement les pays qui n’ont pas encore adhéré au traité à le faire. Plusieurs pays signataires de la Convention ont déjà adopté une législation spécifique pour mettre en œuvre les mesures du traité, et beaucoup ont interdit diverses formes d’investissement financier associées aux activités de production de bombes à sous-munitions. Les bombes à fragmentation sont larguées du haut des airs ou du sol. Elles se répandent au milieu de l’air en libérant des centaines de petites bombes et de petites munitions qui peuvent remplir des zones entières dans une taille équivalente à plusieurs terrains de football. Par conséquent, toute personne se déplaçant dans ces zones, y compris les civils, court le risque d’être blessée ou tuée par ces engins. Les munitions plus petites n’explosent parfois pas immédiatement et deviennent dormantes sur place et peuvent être détonées de nombreuses années après la fin du conflit. Les mines non explosées rendent également la culture des terres très dangereuse, ce qui entrave l’économie et le développement locaux. Les victimes de ces armes sont souvent des civils, y compris des enfants. De nombreux blessés finissent par devoir vivre avec le handicap causé par la bombe pour toujours.(APS)