Dans un entretien accordé à France Football, Zlatan Ibrahimovic évoque de très nombreux sujets, son niveau, son image, sa confiance… L’occasion pour l’attaquant du Milan AC de lâcher plusieurs punchlines dont il a le secret. Les interviews de Zlatan Ibrahimovic sont rares, mais jamais décevantes.

L’attaquant de 39 ans dit ce qu’il pense et ses punchlines sont devenues mythiques. Le Suédois a encore régalé dans un long entretien accordé à France Football.

Brahimovic n’a rien de moins que Messi et Ronaldo
Au cours de l’interview, l’avant-centre du Milan AC est revenu sur son absence dans la liste des lauréats du Ballon d’or. «Ibra», dont le meilleur résultat est 4e en 2013, est-il si loin du niveau de Lionel Messi (6 Ballons d’or) et de Cristiano Ronaldo (5 Ballons d’or) ? «Si vous parlez de qualités intrinsèques, je n’ai rien de moins qu’eux, lance le Scandinave. Si vous regardez les trophées, oui, je n’ai pas gagné la Ligue des champions… Vous pensez que j’aurais été un meilleur joueur si je l’avais gagnée ?» , interroge-t-il. «Je ne l’ai pas remportée mais ça ne fait pas de moi un moins bon joueur. C’est comme les mecs qui me disent : « Zlatan, tu n’as pas gagné la Coupe du monde, t’es pas un bon joueur. » OK. C’est plus simple de gagner la Coupe du monde quand t’es Français plutôt que Suédois», fait remarquer le Rossonero, tout en assurant qu’il n’est «pas obsédé» par le Ballon d’or.
C’est le nom de Zlatan qui manque au Ballon d’or
Fidèle à lui-même, Ibrahimovic estime d’ailleurs que c’est son nom qui «manque au palmarès du Ballon d’or» et non pas le Ballon d’or qui lui manque. Même s’il admet que recevoir la prestigieuse distinction serait un honneur. «Tout le monde veut gagner un trophée qui dit que vous êtes le meilleur joueur du monde. Au fond de moi, je pense que je suis le meilleur joueur du monde», avoue Zlatan.

Ibrahimovic est confiant et parfait
Un discours peu surprenant de la part du natif de Malmö. Celui-ci a une véritable confiance en ses capacités et n’hésite jamais à l’afficher. Même si cela peut parfois être perçu comme de l’arrogance. «Je suis confiant. Pas arrogant, pas prétentieux », corrige le Milanais. « Un ignorant dirait arrogant. Une personne intelligente dirait confiant.» Confiant et parfait, selon ses dires : «Je n’essaie pas d’être parfait, je suis simplement moi-même. C’est-à-dire être parfait. Ça ne veut pas dire que je ne fais pas d’erreurs, j’en fais. Je me rappelle, quand je suis arrivé aux Etats-Unis, les gens devaient choisir vingt athlètes pour créer une équipe parfaite. J’y étais. Simplement parce que je suis moi-même.»

Un bosseur qui ne triche pas sur son image
Interrogé sur son image de «bad boy» , Ibrahimovic assure être un gentil. «Non mais, les gars, vous me prenez vraiment pour un gangster ?», lance-t-il en rigolant. «Si je fais presque deux mètres et que je suis encore costaud, c’est parce que je m’entraîne et que je bosse, ce n’est pas parce que je traîne à Venice Beach et que je fais le ‘muscle guy’ à longueur de journée.»
A 39 ans, le professionnalisme de Zlatan est son secret pour rester performant au plus haut niveau. Le Suédois préfère d’ailleurs que l’on retienne son travail. «Je ne suis pas à la recherche d’amour comme ceux qui participent à des oeuvres caritatives pour qu’on leur dise « Wow, c’est un bon mec ! » C’est du fake, tacle-t-il. (…) Ils font du caritatif pour qu’on dise d’eux « Putain, c’est un bon gars, lui. Il a envoyé de l’argent pour les hôpitaux, il a envoyé de l’argent pour le coronavirus. Je le fais, mais je ne le dis pas».
Sa devise au PSG
Il a bien sûr été question aussi du Paris Saint-Germain, où il a évolué de 2012 à 2016. Et gagné beaucoup d’argent. «Les gars, ça fait déjà trente minutes ! Je ne vous en donne pas plus. Je coûte trop cher pour continuer de vous parler !», a lancé Ibrahimovic au cours de l’interview. Et lorsque le journaliste lui demande «Combien vous coûtez ?», la réponse fuse : «Demandez au PSG !»
A Paris, Zlatan a été la première grande star de l’ère qatarie. Un nom qui restera gravé dans l’histoire du club. «Comme je l’ai dit, chacun a sa propre histoire. J’ai la mienne avec le PSG. Maintenant, il est temps que quelqu’un d’autre laisse sa devise écrite dans la pierre. J’ai écrit la mienne : « Je suis arrivé comme un roi, je suis reparti comme une légende. » « Personne ne peut la récupérer, il faudra qu’ils en trouvent une autre.» n