Samedi 12 décembre face à Parme, c’était la dernière fois qu’on avait vu Ismaël Bennacer sur un terrain. A la 75e minute, il est sorti en se tenant l’arrière de la cuisse droite. Un peu plus d’un mois plus tard, le milieu de terrain du Milan AC n’a toujours pas rejoué, alors qu’il était censé faire son retour pour le choc contre la Juventus disputé le 6 janvier. Pas le meilleur des signes.

Finalement, le problème aux ischio-jambiers était plus sérieux que prévu puisque la période d’éloignement des pelouses a été rallongée. C’était la crainte principale tant ce type de pépins physiques n’est pas le plus évident à gérer. D’ailleurs, avant ce long séjour à l’infirmerie, il y avait des alertes que les médecins « rossoneri » avaient décelées. Mais ils n’ont, à priori, pas pris suffisamment de précautions pour que cette blessure n’empire pas.

Retour prématuré, piqûres et blessure aggravée
En effet, en retraçant les absences du champion d’Afrique, on remarquera qu’il avait été forfait pour la réception de la Fiorentina en Serie A le 29 novembre dernier en raison d’une « surcharge musculaire ». Une brève apparition (29 minutes) 4 jours plus tard lors de la 5e journée d’Europa League contre le Celtic Glasgow.
La suite, c’est deux rencontres, à savoir le déplacement chez la Sampdoria en championnat et celui en République tchèque pour donner la réplique au Sparta Prague, sur lesquelles l’ancien sociétaire d’Arsenal a dû faire l’impasse. Le même motif a été avancé pour expliquer la défection.
A partir de là, on pouvait deviner que les ischio-jambiers étaient susceptibles de lâcher. Et c’est ce qui était arrivé après 75 minutes passées sur la pelouse lors de l’explication avec les Parmesans. Selon nos informations, le staff médical milanais n’a pas hésité à administrer des piqûres pour le « Fennec » afin qu’il puisse jouer. C’est chose courante en Italie. Et, dans le haut niveau, les éléments importants comme Bennacer sont souvent sollicités.

De retour face à l’Atalanta ?
Cependant, cela ne justifie en rien le fait de faire courir un risque pareil à Bennacer. Même s’il est un joueur vital dans le dispositif de Stefano Pioli. Après un premier retour précipité, il semblerait que les médecins ont compris qu’il fallait mieux laisser le meilleur joueur de la CAN-2019 se remettre de manière optimale afin que la plaie musculaire causée par la déchirure soit complètement résorbée. C’est pour cela qu’il ne devrait pas retrouver les terrains avant Milan AC – Atalanta Bergame programmé pour le 23 du mois en cours. Et ce dans le meilleur des scénarios.
Par ailleurs, l’entre-jeu des lombards a été renforcé par l’arrivée de Soualiho Meïté en provenance de Torino sous forme de prêt de 6 mois assorti d’une option d’achat de 10 millions d’euros. Si cette dernière est levée à la fin de la saison, il sera lié jusqu’en juin 2025. Bien que l’international français évolue dans le même compartiment que Bennacer, il n’est pas une menace en soi. Meïté pourrait dépanner et laisser Franck Kessier, partenaire habituel de l’Algérie dans le secteur médian, souffler. Aussi, il pourrait combler un éventuel départ du Dz à la fin de cet exercice au moment où sa clause libératoire de 50 millions d’euros sera effective. Une somme qui paraît dans les cordes du Paris Saint-Germain qui n’est pas insensible au talent de l’ancien Gunner. n