Seize affaires ayant trait à la cybercriminalité ont été élucidées par la sûreté de Mila durant l’année 2016, avons-nous appris de la bouche du lieutenant de police Baiou Laâla, qui a animé et développé, récemment, à la salle de réunions du Centre culturel islamique de Mila, une communication sur les conduites à tenir devant l’addiction des enfants aux réseaux sociaux via Internet.

C’était à l’occasion d’une journée d’information sur le kidnapping des enfants et de la violence dont ils font l’objet de la part des criminels et cybercriminels. Ces dernier agissent sous de fausses identités et pseudonymes, détectent facilement leurs proies par l’envoi de messages douillets pour les mettre en confiance et en font des « amis/objets » facilement manipulables qu’ils exploitent et mènent vers des voies sans issue, où généralement la mort est au rendez-vous. Ces criminels sont capables, une fois la proie prise au piège, de nuire avant de tuer, la peur d’être découverts puis reconnus et confondus par leurs victimes, les pousse à l’impensable. Les ravisseurs préfèrent mettre fin aux jours des enfants croyant peut-être échapper à la justice divine et celle des hommes. Heureusement que les enquêtes des services de sécurité finissent toujours par aboutir. Le cas de Benredjem Anis, cet enfant de Mila disparu puis retrouvé mort dans un cours d’eau, est encore vivace dans les esprits des habitants de Mila. Les populations s’en rappellent toujours et à voir tous ces parents attendre leurs enfants devant les écoles, l’on comprend que l’enlèvement d’enfant est devenu une véritable psychose chez les familles. Des cybercriminels comme ceux d’Oued Endja proposant un produit miracle pour le recouvrement de la virginité, appréhendés, récemment, par la police, appellent à la sensibilisation et à la vigilance. De son côté, Ferahta Mohamed, officier de police en charge de la cellule de communication de la sûreté de wilaya, a également, lors de la même journée, appelé les enseignantes de Coran dans les mosquées, invitées pour la circonstance, à sensibiliser les apprenants du Coran, en général des enfants de quatre ans, à ne pas tomber dans le piège des adultes pour quelques bonbons ou chewing-gum et suivre tout individu. Les cybercriminels et les criminels, tout simplement, pour la plupart des psychopathes, ne reculent devant rien pour assouvir leurs instincts dévastateurs et assassins, et ce, malgré toutes les peines qu’ils peuvent encourir et que les deux officiers ont énoncées dans leurs communications. Les différentes affaires traitées à travers l’Algérie et le monde en disent long sur ce genre d’individus habités par les démons du mal. La vigilance doit être de rigueur, c’est le message adressé par les deux officiers aux enseignantes du Coran et aux invités.