Le ministre des Travaux Publics, Farouk Chiali, a affirmé samedi à Mila que «les ouvrages d’art n’ont subi aucun dégât» suite aux deux secousses telluriques ayant frappé la wilaya de Mila vendredi. Accompagné du ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, Kamel Nasri et du ministre des Ressources en Eau, Arezki Barraki, M. Chiali a précisé que «les spécialistes ayant examiné les deux ponts d’Oued Rhumel et d’Oued Dhib proches de l’épicentre du séisme localisé dans la commune de Hamala ont affirmé qu’aucun dégât n’y a été enregistré». Concernant les routes détériorées du fait de la puissance des deux secousses, le ministre a précisé que «ces dégâts sont superficiels et seront traités et réhabilités dans les plus proches délais», considérant que cette réhabilitation ne nécessitera pas de grands montants. Il a aussi relevé que des enveloppes financières seront octroyées «prochainement» au secteur des travaux publics et a ajouté que sa visite aujourd’hui à Mila en compagnie de deux autres ministres qui intervient après celle effectuée vendredi par une autre délégation ministérielle montre «le grand intérêt accordé par l’Etat à la prise en charge des préoccupations des citoyens sinistrés «. M. Chiali a également souligné que «les services de son département coordonnent avec les autorités de la wilaya pour donner la priorité à la réalisation d’une opération de doublement de la route reliant Mila à l’autoroute Est/Ouest». Il a déclaré que le projet de doublement sur 12 km de la route entre Ferdoua (commune de Sidi Merouane) et le centre universitaire Abdelhafid Boussouf à 90 % terminé sera «réceptionné dans deux mois». A noter qu’au début de sa visite, la délégation ministérielle a suivi au siège de la wilaya un exposé du bilan préliminaire sur les constructions affectées par les deux secousses de vendredi et s’est rendue à la cité El Kherba pour y constater les effets du séisme et écouter les préoccupations des citoyens.
Le barrage de Béni Haroun équipé d’installations parasismiques
Le ministre des Ressources en eau, Arezki Barraki, a affirmé samedi sur le site du barrage de Béni Haroun qui se trouve à l’extrême Nord de la wilaya de Mila que «cet ouvrage hydrique est équipé d’installations parasismiques le rendant capable de supporter de fortes secousses». M. Barraki a précisé que «les chiffres et données présentés aujourd’hui par les responsables de cette infrastructure hydraulique assurent que le barrage est dans un état excellent et n’a pas été affecté par les deux secousses telluriques enregistrées». Il a également indiqué que «les équipes techniques poursuivent l’examen du barrage», invitant les citoyens de la wilaya à se rassurer. Le ministre a en outre infirmé «la rumeur relative au vidage du barrage et a écarté l’hypothèse que le barrage soit la cause de deux secousses de vendredi». Il a affirmé à ce propos que «les spécialistes rejettent la théorie selon laquelle des infiltrations des eaux de barrage au fond de la terre seraient la cause de séismes», ajoutant que «si cela était vrai, plusieurs séismes auraient été enregistrés à Mila depuis à la mise en eau de ce barrage en 2003».
Concernant l’impact des deux secousses sur les autres ouvrages hydrauliques, le ministre a déclaré que des canalisations d’approvisionnement en eau ont été affectées et les travaux sont en cours pour réparer ces pannes qui devront «toutes être réparées aujourd’hui ou au plus tard demain matin et permettre un retour à la normale de la distribution de l’eau».
La délégation ministérielle a suivi un exposé sur le barrage de Béni Haroun et sur les multiples systèmes de son contrôle y compris celle de pointe consistant en «la surveillance de la dynamique du barrage par satellite». Au début de sa visite, la délégation ministérielle a suivi au siège de la wilaya un exposé du bilan préliminaire sur les constructions affectées par les deux secousses de vendredi et s’est rendue à la cité El Kherba pour y constater les effets du séisme et écouter les préoccupations des citoyens. n