Les barricades et les fermetures de routes reprennent de plus belle, depuis quelque temps dans la wilaya de Mila, les habitants en usent tellement que c’est devenu une banalité. Avant tout déplacement, il faut se renseigner afin de ne pas se retrouver «prisonnier» de quelques individus, pas plus hauts parfois que des pommes imposant leur diktat et appelant à rebrousser chemin. Les habitants de plusieurs petits douars et villages «ferment» les routes menant vers d’autres agglomérations dans le but d’attirer les responsables sur les conditions de vie de leurs localités, une action qu’ils jugent efficaces pour se faire entendre. Les citoyens réclament du gaz de ville, de l’électricité «continu» sans interruption et de l’eau «longue durée». Ces gens qui coupent les routes sont-ils conscients des désagréments qu’ils causent aux usagers de la route ? Sont-ils conscients des empêchements qu’ils causent aux malades devant subir des opérations en urgence et aux citoyens devant se présenter devant les juges pour audition ? Ils sont conscients de tout cela, mais ceci semble le dernier de leurs soucis. La fermeture du pont de Oued El Kébir dans la daïra de Teraï Beïnen, il y a dix jours de cela, serait pour beaucoup dans la recrudescence des fermetures des routes, aussi ce n’est pas un hasard si aujourd’hui chaque jour l’on entend parler de barricades partout dans la wilaya de Mila. Il faut dire que le phénomène est devenu récurrent En effet, il suffit d’un rien pour «fermer» la route et prendre en otage des centaines, voire des milliers d’usagers. Est-ce logique ? La réponse appartient aux protestataires.
Quant aux usagers, ils sont obligés de subir.