Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la ville de Mila, pourtant chef-lieu de wilaya, ne dispose pas d’une gare routière digne de son nom.

Des transporteurs mécontents, des voyageurs pris en otage, trop souvent, par des grèves anodines pour des raisons plus ou moins incongrues entre transporteurs et adjudicataires ou pour des augmentations de prix des tickets inconvenantes et déplacées, un adjudicataire qui veut se faire payer au mois ou à l’année en perpétuel conflit avec les transporteurs, des taxis urbains stationnant dans tous les coins et angles de rues de la ville et travaillant à la tête du client quand il s’agit des prix des courses, des fourgons J9 dépassés par le temps et autres moyens de transport pleins à craquer avec un nombre de passagers dépassant les normes permises et autres anomalies, constituent le lot du quotidien du transport de voyageurs à Mila, ville, un secteur qualifié de malade par l’ex-wali de Mila. Malade, ce secteur l’est et au vu du diagnostic émis par les citoyens, il semble qu’il n’est pas près de se relever avant longtemps. Seule une prise en charge sérieuse et efficace pourrait le remettre sur pieds. Les transporteurs, les responsables du secteur et les autorités locales doivent coordonner et unir leurs efforts pour assurer toutes les commodités aux voyageurs et aux transporteurs, aussi la réalisation d’une vraie gare routière avec toutes les commodités et aires de repos pour les passagers devrait être leur priorité. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la ville de Mila, pourtant chef-lieu de wilaya, ne dispose pas d’une gare routière digne de son nom. Cette dernière, située à la sortie Ouest de la ville, ressemble beaucoup plus à un enclos qu’à une gare routière et s’étend sur une superficie de pas moins de 1000 mètres carrés et où les commodités existantes sont loin de répondre aux attentes des voyageurs.
Attendre les bus en cet endroit, c’est rester debout ou faire les va-et-vient en attendant l’heure du départ, les quelques bancs existants accueillent à peine une dizaine de personnes, s’asseoir à même le sol est le seul recours pour le voyageur. La gare routière accueille des centaines de bus à longueur de journée et ne se vide qu’à partir de la tombée de la nuit où rares sont les voyageurs qui s’y rendent, car mal éclairée et déserte elle fait peur. Les quelques voyageurs qui empruntent les cars à destination des grandes villes du pays ne s’y rendent que quelques minutes avant le départ car rien dans cet endroit ne prête à s’y aventurer, c’est le vide total. Parler des aires de stationnement des bus urbains, des bus à destination de la zone Sud de la wilaya de Mila et autres sites, c’est tout simplement décrire des rues squattées par des bus et des taxis, sans plus.