Les habitants de la petite commune d’Aïn Melouk, au sud de la wilaya de Mila, principalement ceux résidant dans les mechtas et hameaux situés à quelques encablures ou tout près des carrières d’agrégat, souffrent en silence des effets néfastes de la poussière que dégagent les concasseurs lors du broyage des roches.

Le ronflement des moteurs de camions de gros tonnage chargés de sable et de gravier, empruntant les chemins de wilaya 152 et 115, qui transitent quotidiennement par cette commune, à longueur d’année, de jour comme de nuit, perturbent le silence des agglomérations et agressent les oreilles des dormeurs. Sur la soixantaine de carrières existant sur le territoire de la wilaya de Mila, une quinzaine, toutes opérationnelles et travaillant à plein temps, sont implantées dans la commune d’Aïn Melouk.
Qui dit Aïn Melouk pense sable et gravier, c’est dire que sans les carrières cette dernière tomberait certainement dans l’oubli. Les habitants n’ont jamais cessé de se plaindre à qui de droit, mais rien n’est venu mettre un terme à leur souffrance, car en sus de la pollution sonore et environnementale que provoquent ces stations de concassage, la misère et le chômage sont les maîtres des lieux dans cette petite commune.
Les routes conçues pour des véhicules de moindre tonnage subissent également l’effet du va-et-vient des poids-lourds et se détériorent inexorablement devenant difficilement praticables, au grand dam de leurs usagers. Et pour couronner le tout, les déflagrations des explosifs utilisés aux fins d’effritement de la roche bouclent la boucle et en font voir de toutes les couleurs aux habitants.