A l’exception d’El Azla, de Kribsa et de Bouyghed, toutes les mechtas de la commune d’Oued Endja (El Arsa, le village socialiste d’El Qaria, Seraghna, Chebchoub, Mecht El Quedim) dont le chef-lieu est Redjas, situé à quinze kilomètres à l’ouest de Mila, les autres mechtas, petites ou grandes, sont raccordées au gaz de ville, à l’électricité et au téléphone (3G).

Des privilèges que beaucoup de grandes agglomérations limitrophes rêvent d’avoir. La commune d’Oued Endja, comparativement aux autres communes, peut s’enorgueillir des efforts fournis par les responsables locaux qui se sont succédé à la tête de l’hôtel de Ville, car en tous points de vue, la situation n’est pas aussi catastrophique que certains le pensent. Les trois mechtas citées en premier, dépourvues de gaz de ville, attendent des nouveaux responsables locaux, dont le P/APC (MSP) assisté de cinq autres militants de son parti, de quatre RND, de trois FLN et de deux ANR, la prise en charge totale et définitive du problème afférent au gaz de ville et ainsi les libérer des éternelles courses à la bonbonne de gaz butane en période de froid. Pour l’alimentation en eau potable, seule la petite mechta de Bouyghed souffre de crises devenues insoutenables depuis le temps que cela dure. Les habitants de Bouyghed ont usé de tous les moyens possibles et imaginables pour se faire entendre, en vain. L’eau coule, certes, mais ne suffit toujours pas à satisfaire la demande toujours croissante des ménages. Du pain sur la planche attend donc la nouvelle Assemblée populaire communale du côté de ces trois mechtas. Redjas, le chef-lieu de commune, n’a pratiquement besoin que d’un petit coup de toilette pour retrouver ses couleurs et sa beauté et redevenir ce petit havre de paix où tout un chacun voudrait y vivre. La réorganisation du commerce, un nouveau plan de circulation, l’éclairage public l’installation de bacs à ordures et la collecte de ces dernières devraient être les seules préoccupations des nouveaux élus. A vrai dire, Redjas dispose de toutes les commodités, gaz de ville, eau courante, téléphone fixe et mobile (trois opérateurs), 3G, stade de football gazonné avec gradins et piste d’athlétisme aux normes internationales, salle polyvalente de sports d’une capacité de 500 places, maison de jeunes, bibliothèque et de tous les services administratifs publics sans exception (polyclinique, commissariat de police, Cnas, assurance, toutes les subdivisions, banques, Actel , trois CEM, deux lycées, plusieurs écoles primaires, un centre de formation professionnelle…). Le logement social est loin, semble-t-il, aux yeux des habitants de cette petite ville, d’être un problème puisque, selon leurs dires, des dizaines, voire des centaines, d’individus ne résidant pas dans la commune ont réussi à en bénéficier au détriment des autochtones. Le chômage est sans conteste la grande plaie qui ronge les habitants de Redjas, un problème dont la résolution est difficile, il faut l’avouer. Il est également prévu, dans un avenir proche, la réalisation d’un hôpital de 60 lits, dont le choix de terrain a déjà été effectué, et d’une piscine. Redjas ne manque vraiment de rien si ce n’est de responsables communaux capables de booster le développement économique et commercial de la commune. La nouvelle équipe communale, que dirige Feninèche Messaoud, un jeune diplômé universitaire, père de famille saura-t-elle apporter ce plus qui manque à la commune ?