Le commissaire divisionnaire Abdelkrim Chawki, directeur du Musée central de la police, a animé, lundi, à la salle de spectacles de la Maison de la culture Moubarak-El Mili, une conférence sur l’histoire de la police algérienne à travers le temps.

C’est à une véritable leçon d’histoire de l’Algérie et de sa police que l’auditoire, composé de cadres de la sûreté nationale, de représentants de la société civile, de stagiaires de la formation professionnelle, de la famille révolutionnaire, d’étudiants et de retraités, des élus des deux chambres et de la wilaya et des directeurs d’exécutif, a eu droit, pendant plus d’une heure. Bien avant l’ère islamique, la police existait en Numidie, a affirmé l’orateur, appuyant ses dires par la présence de traces de ce corps au Temple d’El Hofra, à Cirta. Le travail de la police, selon les dires du conférencier, consistait à protéger et le citoyen et l’Etat. Les polices rostémide, fatimide, hammadide, almoravide, zianide, ottomane, de l’Etat de l’Emir Abdelkader, coloniale, du FLN/ALN, du 19 mars au 05 juillet 1962, de 1962 à 1965, de 1965 à 1977, de 1977 à 1995, de 1995 à 2000, de 2000 à 2010 et de 2010 à ce jour, ont défilé, via le data show, images et textes commentés par le conférencier, devant une assistance toute ouïe. Chacune de ces polices a marqué son époque, avec toutefois cette particularité que la protection de l’Etat et du citoyen était et demeure la mission principale de ce corps de sécurité. Abdelkrim Chawki a rappelé à l’auditoire que les premiers contingents de la police algérienne ont été formés à l’école de police du Caire en Egypte, en 1958. L’intervenant a également fait un tour d’horizon sur les armes, les équipements, les véhicules, les uniformes usités par la police algérienne de 1962 à ce jour. Plus que l’histoire de la police, c’était toute l’histoire de l’Algérie qui a été passée en revue par l’orateur.