La neige qui a recouvert de son manteau blanc les zones montagneuses du nord et les hauts-plateaux du sud de la wilaya de Mila, bien qu’accueillie favorablement, en a fait voir de toutes les couleurs aux populations de ces contrées qui, prises au dépourvu, ne savaient plus et ne savent toujours pas à quel saint se vouer devant le froid glacial qui sévissait et qui continue de sévir.

«Il fait vraiment froid» est le refrain qui revient sur toutes les lèvres.
Les habitants des petits patelins, des douars, des mechtas et des maisons isolées, perchées sur les flancs des hauteurs de ces contrées, non raccordés au gaz de ville se sont retrouvés, dès les premières chutes de neige et des rafales de vent glacial, confrontés aux problèmes d’approvisionnement en gaz butane et en nourriture et à la peur de l’isolement et de l’oubli.
La hantise de mourir de froid aura plané pendant longtemps avant que le ciel ne se soit éclairci un peu et que les secours soient organisés par les pouvoirs publics.
Beaucoup de personnes sont restées cloîtrées dans leurs maisons se chauffant au bois, attendant l’arrivée des revendeurs de gaz butane qui, pour l’occasion, n’ont pas manqué d’augmenter le prix de la bonbonne prétextant toutes sortes d’excuses.
Des automobilistes seuls ou accompagnés de leurs familles, bloqués par la neige qui s’est entassée en un laps de temps record, ont dû attendre des heures pour pouvoir reprendre la route. La plupart des transporteurs publics ont choisi de ne pas travailler de peur de s’exposer à de quelconques dangers pouvant survenir durant leur trajet habituel. Avec la neige, il est devenu presque impossible de rouler en voiture.
Les autorités et les éléments de la Protection civile, qu’il faut saluer au passage pour tous les efforts consentis, ne sont pas restés inactifs devant le désarroi des populations et ont tout fait pour les approvisionner en gaz butane et dégager les routes.
Des pluies torrentielles ont suivi les chutes de neige et ont mis à nu la multitude de lacunes au niveau, principalement, des routes et des habitations réalisées par de pseudo-entreprises non qualifiées en constructions.
La peur habite toujours les habitants de ces contrées. Vivement le beau temps, vous dirait n’importe quel citoyen habitant ces contrées.