Par rédaction Culturelle
Deux sarcophages en pierre datant de la période romaine, des restes de poteries et des ossements ont été découverts sur le site d’Aïn El Chems relevant de la commune de Aïn El-Beïda Ahriche wilaya de Mila, a annoncé, hier, le responsable du service du patrimoine culturel au sein de la direction de la culture local, Chiaba Lazghed. «Cette découverte était inattendue et a été faite lors des travaux d’extension du réseau d’approvisionnement en eau potable de la région de Draâ Chems-Tessout dans la commune d’Aïn El Beïda», a précisé à l’APS le même responsable.
L’expertise et les analyses effectuées par les services de la direction de la culture ont dévoilé que les vestiges découvertes, deux sarcophages en pierre, de 1.5m x 0.56m et (0.66 m x 056.m), en plus de quatre parties de leur couvercle et des restes de poteries, datent de l’époque romaine, a-t-il ajouté. Soulignant que ces objets se trouvent dans «un très mauvais état de conservation», le chef de service du patrimoine culturel a relevé que le site de la découverte ainsi que les ossements ont été réensevelis par le maître d’œuvre qui selon ce responsable, est contraire à la loi de protection des biens culturels 98/04 datant du 15 juin 1998. Parmi les mesures prises pour protéger cette découverte, les deux sarcophages ont momentanément été transférés au siège de l’annexe local de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels (OGEBC), a-t-on signalé.
Pour rappel, en juillet 2019, une tombe romaine avait été découverte à Aïn El Hamra dans la commune de Ferdjioua lors de l’exécution des travaux d’un chantier d’adduction d’eau potable par l’Algérienne des eaux (ADE), Suite à cette découverte, toutes les mesures nécessaires avaient été prises pour protéger cette tombe, à commencer par l’élaboration d’un nouveau tracé pour la conduite d’adduction et l’implication des services de la culture dans les futurs travaux de creusement de l’ADE pour protéger les éventuels autres objets archéologiques qui restent à découvrir sur ce site. Rappelons, aussi qu’il y a une année, les services de la direction de la culture de la wilaya de Mila avait achevé l’élaboration des dossiers de classification de sept sites archéologique devant être soumis à l’approbation de la commission locale des biens culturels. Il s’agit notamment du site romain de Aïn El Kebira dans la localité de Hemmala et celui du village Ferdhoua dans la commune de Sidi Merouane, découvert par hasard en 2013 lors des travaux de construction. Connue pour être la plus grande statue de marbre blanc ayant été découverte en Algérie, la statue de Milou qui orne le vieux Mila fera elle aussi l’objet des dispositions. De même, dans le cadre de la protection et la valorisation des sites archéologiques de la wilaya de Mila, une opération d’inventorisation de tous les bien culturels de la wilaya est en cours, depuis 2008 et consiste notamment à élaborer les cartes topographiques de tous les sites inventoriés. Selon les chiffres de la direction du patrimoine sur les 450 biens culturels que recense la wilaya de Mila, plus de 177 ont pu être inventoriés jusqu’à présent. n