Sur 129 affaires ayant trait aux logements d’astreinte se trouvant à l’intérieur des établissements secondaires et moyens de la wilaya traitées par la justice, 87 logements ont été libérés par leurs occupants, 37 le seront incessamment, le cas de sept autres reste encore en suspens.

Le problème des logements de fonction d’astreinte des lycées et collèges, 129 au total, occupés par des proviseurs, des censeurs, des surveillants généraux, des gestionnaires et des concierges en retraite ou mutés ailleurs, et parfois par les enfants, petits-enfants, gendres ou proches de ces derniers ou, comble de l’ironie, des fois par des indus-occupants n’ayant aucun lien avec l’enseignement, est en passe de connaître son dénouement. La Direction de l’Education de la wilaya de Mila a pris sérieusement ce dossier en main et compte assainir la situation qui prévaut actuellement dans le secteur et ainsi récupérer les clés de tous les logements occupés illégalement. L’occupation illégale des logements d’astreinte lèse en particulier les responsables administratifs appelés à être présents sur les lieux vingt-quatre sur vingt-quatre heures dans les établissements et qui, faute de logements vacants, sont obligés de faire des dizaines, voire des centaines, de kilomètres quotidiennement pour rejoindre leurs lieux de travail alors que les logements qu’ils sont censés occuper le sont par des indus-occupants. Le copinage, la faiblesse de certains responsables, le manque de rigueur et l’absence de prises de décisions fermes ont de tout de temps favorisé ces derniers. Faisant fi des mises en demeure qui leur sont adressées par la tutelle, ils refusaient de remettre les clés de leurs logements à qui de droit, une fois partis à la retraite ou mutés dans un autre établissement. Le problème n’est pas spécifique à Mila mais à tout le pays. Nous avons appris, de source digne de foi, que pas moins de 129 affaires ayant trait aux logements d’astreinte se trouvant à l’intérieur des établissements secondaires et moyens de la wilaya ont été traitées par la justice. Des décisions ont été rendues par la justice et remises à leurs destinataires aux fins d’exécution. A ce jour, 87 logements ont été libérés par leurs occupants, 37 le seront incessamment, le cas de sept autres reste encore en suspens.