Les accidents de la route continuent d’endeuiller les familles algériennes, et ce, malgré toutes les campagnes de sensibilisation que mènent les services de sécurité, la Protection civile et les médias pour, ne serait-ce, que diminuer leur nombre et celui des victimes. 

Cela ne semble pas avoir un quelconque effet adoucissant sur les démons assassins de ces chauffards, le pied au plancher, le portable à l’oreille et haut-parleurs «tous décibels dehors», tenant le volant d’une seule main, écrasant tout sur leur passage. Ils s’en vont heurter des véhicules, des arbres et des poteaux ou terminent leur course dans un ravin avant de se retrouver à la morgue ou handicapé à vie. Ni la mort ni le handicaps ne leur font peur, ils foncent et sont heureux oubliant que leurs familles les attendent quelque part. Durant l’année 2016, la wilaya de Mila, selon le bilan annuel de la Protection civile de la direction de la wilaya de Mila, a enregistré 1 310 accidents, soit une moyenne de 03,5 par jour, lesquels ont « tué » 57 individus soit environ 2 par semaine, tous âges et sexes confondus. Le nombre de blessés, pour la même période s’élève à 1 679 personnes, soit une moyenne de 5 par jour.
L’hécatombe se poursuit et avec elle, des deuils, des veufs et des veuves, des orphelins et des handicapés. Qui saura arrêter ces drames ? Ce bilan annuel fait également état de 93 incendies dont 50 en zones urbaines. Les éléments de la Protection civile des quatorze unités de la wilaya ont évacué vers les urgences médicales des hôpitaux et polycliniques 8 387 malades et blessés en 2016.
Au total, ce sont 17 109 interventions qui ont été effectuées par les soldats du feu auxquels il faut rendre un grand hommage pour tous les efforts qu’ils consentent pour sauver des vies humaines et secourir ceux qui les sollicitent.
224 campagnes de sensibilisation ont été menées par les mêmes services durant l’année qui vient de s’achever.