L’attribution des locaux commerciaux situés dans les nouvelles cités, qui constituent une véritable énigme pour l’ensemble des Algériens, n’est pas du goût du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale.
M. Hassan Tidjani-Haddam, qui souhaite que ces locaux soient exploités par les créateurs de microentreprises à travers les dispositifs Ansej, Cnac et Angem, a plaidé pour la «célérité» et la «transparence» dans l’attribution des locaux en question. « Il faut agir avec célérité et remettre dans la transparence ces locaux aux bénéficiaires des microentreprises dans les meilleurs délais», a déclaré le ministre à Bordj Bou Arréridj, devant les membres de la commission nationale chargée de la distribution des locaux commerciaux dépendant d’organismes relevant du ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville (OPGI, AADL…).
Il a rappelé, par la même occasion, que 8 980 locaux commerciaux à l’échelle nationale ont été réservés aux microentreprises, dont 10% seront destinées aux personnes aux besoins spécifiques et 30% aux femmes entrepreneures. Le ministre a souligné que la commission centrale de distribution des locaux commerciaux «restera à l’écoute des préoccupations soulevées et garantira l’accompagnement nécessaire au bon déroulement de l’opération». Sur sa lancée, il dira que les pouvoirs publics « accordent une importance capitale à l’opération de distribution des locaux commerciaux au profit de jeunes promoteurs », expliquant que cette démarche est à inscrire en droite ligne avec le plan d’action du gouvernement visant une meilleure prise en charge des attentes des jeunes dans le domaine entrepreneurial.
Un discours qui n’a pas visiblement convaincu l’auditoire du ministre, qui constate que des locaux commerciaux sont abandonnés alors qu’ils auraient pu constituer un véritable vivier pour la création d’emplois et l’animation dans les nouvelles cités, notamment là où les espaces de loisirs et de distraction font défaut. Dans certains cas, les sites devant servir à l’activité commerciale se sont transformés carrément en source de problèmes et dangers pour la sécurité des résidents. Plus inquiétant encore pour ces derniers, la situation tend à s’inscrire dans la durée dans certaines cités.