Au dernier bilan de l’Agence nationale de gestion des microcrédits (Angem), 921 730 personnes ont bénéficié de microcrédits pour la réalisation de leurs projets d’activités et ce de 2005 au 31 mars 2020. Pour le détail, 586 148 de crédits ont été octroyés aux femmes et 335 582 aux hommes. Quant aux emplois créés, ils ont atteint 1 353 915 postes alors que le nombre de bénéficiaires des services non financiers a atteint 340 59. Cependant, dans son bilan rendu public, l’Angem ne dit mot sur le montant total des microcrédits octroyés durant la période indiquée ni même sur la nature et la tendance des projets qu’elle a accompagnés financièrement. Seul indice non moins révélateur, les femmes sont plus nombreuses que les hommes, presque le double, dans l’octroi des microcrédits par ledit dispositif étatique. Autre donne, sur la base des chiffres mentionnés dans le bilan, on peut déduire que cette formule d’aide a suscité un très fort engouement chez les jeunes voulant s’installer à leurs comptes.
Ceci dit, il y a lieu de remarquer que les bilans de l’Angem se suivent et se ressemblent. En effet, ils n’abordent pas le taux de remboursement des crédits octroyés aux bénéficiaires de ce dispositif. Et encore moins le taux de mortalité des projets. Pour preuve. Le dernier bilan de l’Angem n’échappe pas à ce constat. Et pourtant, on ne compte plus le nombre de bénéficiaires qui ont failli à l’obligation d’honorer leur prêt bancaire tandis que d’autres continuent à espérer que leur dette va être épongée et de se voir même à l’abri de poursuites judiciaires. Rappelons enfin les objectifs qui lui ont été assignés. L’Angem contribue à la lutte contre le chômage et la précarité dans les zones urbaines et rurales en favorisant l’auto-emploi, le travail à domicile et les activités artisanales et de métiers, en particulier chez les populations féminines. L’agence sensibilise également les populations rurales dans leurs zones d’origine par l’émergence d’activités économiques, culturelles, de production de biens et services, génératrices de revenus et d’emplois et développer l’esprit d’entreprenariat qui remplacerait celui de l’assistanat et aiderait ainsi à l’intégration sociale. Elle est chargée également de soutenir, conseiller et accompagner les bénéficiaires dans la mise en œuvre de leurs activités, notamment en ce qui concerne le montage financier de leurs projets et la phase d’exploitation.
Ses missions concernent surtout la gestion du dispositif du microcrédit, conformément à la législation et la réglementation en vigueur et le soutien, conseil et accompagnement des bénéficiaires dans la mise en œuvre de leurs activités, notamment en ce qui concerne le montage financier de leurs projets. n